Stéphane Guillarme (DG Skid) : « Les accompagnateurs de l’incubateur aidaient à nous structurer, à revoir nos priorités, à convaincre les financeurs et aussi à networker ! »

Sep 20, 2017

Lauréat du réseau Entreprendre, Stéphane Guillarme (MBA 2016) a décidé avec son ami d’enfance Damien Dumont de réconcilier les métiers de l’automation et du piping (tuyauterie et chaudronnerie). Pour ce faire, les deux créateurs âgés de 32 ans ont lancé DG Skid.

Vous avez décidé de « tout plaquer » pour monter DG Skid…

En effet, avec Damien, on a quitté nos métiers de cadres dirigeants pour nous lancer dans l’entreprenariat. Nous ressentions le besoin d’être libres, acteurs de nos vies et de comprendre les tenants et les aboutissants de notre travail.

Ça c’est fait par hasard ?

Non, nous avions déjà ça dans notre ADN même s’il a fallu une dizaine d’années de salariat pour franchir le cap. Disons qu’en 2016, nous étions prêts…

Comment définiriez-vous l’entreprenariat ?

C’est une histoire qui se joue à plusieurs. Il y a les clients, les fournisseurs, les banques et bien sûr le ou les créateurs. Mais sans l’écosystème qui gravite autour des entrepreneurs, il est impossible de monter quoi que ce soit. C’est donc une aventure humaine. Entreprendre, c’est aussi prendre sa destinée en main pour aller où on le souhaite vraiment.

Qu’est-ce qui a pu vous surprendre en vous lançant ?

Sans hésitation la lourdeur administrative française et la difficulté à trouver des banquiers sérieux avec qui parler le même langage. Avec Damien, nous avons dû frapper à de nombreuses portes avant de trouver un interlocuteur qui comprenait notre projet. A l’inverse, j’ai été très agréablement surpris par l’accompagnement pour la recherche de fonds et l’aide à la création. Outre l’incubateur emlyon business school, on a été suivi par le réseau entreprendre. Ces soutiens sont très importants pour de jeunes créateurs.

Précisément, que vous a apporté l’incubateur de l’école ?

Une forme de sérénité. Quand on est perdu, les accompagnateurs de l’incubateur nous aidaient à nous structurer, à revoir nos priorités mais aussi nous apprendre à convaincre les financeurs ou encore à « networker ».

Comment définiriez-vous les valeurs du réseau emlyon business school ?

J’ai activé le réseau il y a quelques semaines. Tout de suite, les anciens nous accueillent et nous écoutent. Il y a beaucoup de bienveillance entre anciens. Je dirais aussi de l’humilité et du respect vis-à-vis des entrepreneurs.

Le meilleur conseil reçu à l’école ?

Ce n’est pas vraiment un conseil mais un jour un professeur a sorti une phrase qui résonnait avec ma propre expérience. En gros, il disait ceci : « Dans un grand groupe, on vous fait croire que vous êtes quelqu’un alors que vous n’êtes personne ». C’est une raison, voire la raison,  pour laquelle j’ai voulu entreprendre. Je ne voulais plus avoir la frustration de ne pas tout gérer de A à Z.

Vous pensez avoir perdu du temps comme salarié ?

Paradoxalement, non. J’ai beaucoup appris pendant ces 10 années. Par exemple, dans une entreprise si on veut faire passer ses idées, il faut se faire entendre. C’est formateur. L’aspect plus négatif, c’est le formatage et parfois la perte d’enthousiasme.

Votre ambition pour DG Skid ?

Grossir évidemment mais sans devenir un grand groupe. On veut rester une structure à taille humaine, croître à un niveau PMI et à plus long terme ouvrir une filiale à l’international…

Stéphane Guillarme (DG Skid): "The incubator helped us to structure our project, review our priorities, to convince financiers, and also to network!"

Winner of the Entreprendre network, Stéphane Guillarme (MBA 2016) decided with his childhood friend Damien Dumont to combine automation and piping (piping and boiler making). To do this, the two creators (aged 32) launched DG Skid.

It seems you dropped everything to set up DG Skid ...

Yes, Damien and I left our senior management roles to set up as entrepreneurs. We felt the need to be free, to take control of our lives and to understand the ins and outs of our work.
Did it happen by accident?

No, I think it was always in our DNA, even though it took a decade of salaried jobs before we took the leap. Let's say that it took until 2016 for us to feel ready.

How would you define entrepreneurship?

It is a collaborative experience. There are customers, suppliers, banks and of course the creator(s). But without the ecosystem that revolves around entrepreneurs, it is impossible to get started. It’s a human adventure. Becoming an entrepreneur also means taking your life in your own hands, and moving in the direction you desire.

What has been the most surprising aspect of this venture?

Without a doubt the cumbersome French bureaucracy and the difficulty of finding serious bankers who were on the same page as us. Damien and I had to knock on many doors before we found someone who grasped what our project was really about. On the other hand, I was pleasantly surprised by the support we received in terms of raising funds and setting up. In addition to the emlyon business incubator, we were supported by the “Entreprendre” network. This kind of support is so vital to young creators.

What did emlyon’s incubator bring you?

Peace of mind! The incubator helped us to structure our project, review our priorities, to convince financiers, and also to network.

How would you define the values ​​of the emlyon business school network?

I actually contacted the network a few weeks ago and it is great how the alumni really welcomed us and listen to us. There is a benevolence among alumni, as well as humility and respect for entrepreneurs.

The best advice you got at school?

This is not really ‘advice’ as such, but one day a teacher pulled out a phrase that really resonated with me, he said: "In a large group, you are made to believe that you are someone when you are nobody." This is a reason, in fact it is the reason I wanted to become an entrepreneur; so that I can oversee everything from beginning to end.  

Do you think you have lost time as an employee?

Paradoxically, no. I have learned a lot during the past 10 years. For example, if you want your ideas to be heard in a company, you have to fight. It is character building. The most negative aspect is that you get ‘formatted’ and can lose your enthusiasm.

Your ambition for DG Skid?

To grow our business obviously, but not to become a large group. We want to remain a fairly small company (SME) and in the longer term to open an international subsidiary.
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