Philippe Genoulaz (société Stéphane Gerbe) : « Pour entreprendre, analysez votre environnement, soyez bien préparé et avancez toujours ! »

Oct 19, 2017

 

Philippe Genoulaz (AMP 2010) pilote la Maison Stéphane Gerbe,  fabriquant de collants de luxe depuis 18 mois. Sa mission : relancer la marque et lui rendre ses lettres de noblesse en France et à l’étranger. Rachetée par un investisseur chinois, l’entreprise peut compter sur le savoir-faire et la créativité de ses équipes.

Stéphane Gerbe en quelques mots ?

C’est une vieille maison, une institution, qui a été rachetée en 2015 par un groupe chinois, Tianci Hot Springs.  Dans les années 50, Paul Gerbe, le fils du fondateur, travaillait avec les plus grands créateurs de mode et a créé de nombreux collants qui sont aujourd’hui encore des standards. Notre volonté est de renouer avec l’ADN haut de gamme de la Marque afin de la positionner à nouveau au cœur du marché du luxe !

Comment comptez-vous y parvenir ?

En plus d’une collection réactualisée, à la fin de l’année, nous lancerons deux produits totalement innovants. Le premier : un bas d’exception brodé avec du fil d'or, 24 carats, une fabrication sur-mesure exigeante. Le second : un bas et collant, également sur-mesure, que les femmes pourront personnaliser en choisissant la couleur.
Ces deux innovations illustrent l'image créative de la Marque tout en s'inscrivant dans les attentes des consommatrices : vous portez des collants Stéphane Gerbe, vous êtes unique.  
Nos produits rappellent que l’entreprise est le meilleur créateur de bas et collants de luxe au monde. Des créations 100% made in France !

Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre la direction de Stéphane Gerbe ?

C’est une entreprise qui me correspond parfaitement, avec ses savoir-faire artisanaux et industriels. Je peux y exprimer ma personnalité créative et rigoureuse. Je m’émerveille devant un dessin, une fibre de soie ou de cachemire, une finition haute couture et des métiers tels que le remaillage à la main; en même temps j’aime planifier, anticiper, programmer ce que le collant sera demain. L’histoire de la Maison Stéphane Gerbe me passionne aussi, ses salariés possèdent un savoir-faire unique acquis sur des années d'expériences.

Pourquoi êtes-vous retourné sur les bancs de l’école en 2010 ?

J’avais envie de me donner un nouveau challenge, et aussi de me mettre en danger (sourire). J'avais surtout envie "d’affûter mes réflexes". Un sportif de haut niveau a besoin avant une compétition de se répéter les gestes, de visualiser la course qu’il va réaliser. C’était la même chose pour moi : j’ai été "intrapreneur" dans différentes entreprises mais je voulais rejouer mes gammes et m’améliorer. Emlyon business school donne un coup d’accélérateur, les performances sont accrues.

Entreprendre, vous avez toujours aimé ça ?

C’est probablement dans mes gènes : mon père, mon frère sont entrepreneurs. Je pense que c’est la passion qui nous anime, l’envie d’agir sur son environnement, d’apporter sa pierre à l’édifice. Par exemple, en 18 mois, j'ai la fierté d'avoir contribué à la création de 30 emplois et d'avoir accompagné la formation des salariés de l'entreprise.

Entreprendre, ok. Mais quelles qualités pour le faire ?  

Je suis un passionné de sport. J’ai besoin d’une dose d’adrénaline quotidiennement, et en même temps je calcule toujours le risque à prendre. Par exemple, quand je pratique l’alpinisme, ces deux sentiments se mêlent étroitement. Entreprendre se rapproche de cette discipline, en montagne, si on n’a pas pensé à tout, on dévisse. Il faut analyser son environnement, être bien préparé et toujours avancer.

Une phrase qui vous correspond ?

Un homme devient vieux quand ses regrets prennent la place de ses rêves. Moi j’ai encore plein de rêves à assouvir !

Un livre sur votre table de chevet ?

En ce moment, je suis plongé dans un ouvrage sur "La digitalisation des entreprises". C’est un virage que Stéphane Gerbe est en train de négocier. Egalement, l’histoire de la philosophie d’Emile Bréhier n’est jamais très loin.

Philippe Genoulaz (société Stéphane Gerbe): "A good entrepreneur analyses their environment, is well prepared and keeps moving upward"

Philippe Genoulaz (AMP 2010) has been director of Stéphane Gerbe fashion house, luxury legwear manufacturer for the past18 months. His goal: to relaunch the brand and its reputation for quality in France and abroad. Recently taken over by a Chinese investor, the company relies on its team’s skills and creativity

Stéphane Gerbe in a few words?

This fashion house is an institution; it was bought out by a Chinese group, Tianci Hot Springs, in 2015. In the 1950s, Paul Gerbe, the founder’s son, worked with the greatest fashion designers and created numerous models of tights that remain classics to date. We want to regenerate the brand’s high-fashion DNA in order to place our product, once again, in the luxury goods market!

How do you plan to do this?

With a new-look collection and the launch of two totally innovative products. The first: an exceptional stocking made to measure and embroidered with 24 carat gold thread. The second: stockings and tights, also made to measure, that women can personalise by choosing their colour. These two innovations illustrate the Brand’s creative image while meeting our clients’ expectations: when you wear Stéphane Gerbe tights, you are unique. Our products reflect the company’s status as the best creator of stockings and tights in the world. Creations 100% made in France!

What motivated you to take on the role of director at Stéphane Gerbe?

The company suits me perfectly, with its craftsmanship and industrial know-how. I can express my creative and meticulous personality. I am amazed by a design, a silk or cashmere fibre, a haute couture finish and crafts such as hand-stitching; at the same time I like to anticipate and plan what the tights of tomorrow will look like. The history of Maison Stéphane Gerbe also inspires me; its employees have unique skills acquired over years of experience.

What inspired your return to the classroom in 2010?

I wanted to give myself a new challenge, and also to drive myself out of my comfort zone (smile). I especially wanted to "sharpen my reflexes". A high-level athlete needs to practice the same gestures over and over and to visualise the race in which he will take part. It was the same for me: I was an "intrapreneur" in various companies, but I wanted to put myself through my paces and improve. emlyon business school gave me the boost I needed and improved my performance.

Have you always enjoyed entrepreneurship?

It’s probably in my genes: my father and brother are entrepreneurs. I think that we are all driven by this passion and a desire to make a difference in the world; to build something. For example, in just 18 months, I am proud to have been a part of creating 30 jobs and to have helped employees train.

What qualities does it take to be a successful entrepreneur?  
I am a sports enthusiast. I need a daily dose of adrenaline, and at the same time I always calculate the risks. For example, when I practice mountaineering, these two feelings are closely intertwined. Entrepreneurship like climbing: if you haven’t thought of everything, you’ll fall. You have to analyse your environment, be well prepared and keep moving upward.

A sentence that sums you up?

We are old when we have more regrets than dreams. I still have many dreams!

What book is on your nightstand?

At the moment I am reading a book about the digitisation of companies. Stéphane Gerbe is about to make this journey. I also always have a copy of History of Philosophy by Emile Bréhier nearby.

 


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