Radj Koytcha (ESC 94), Conseil en gestion de patrimoine à La Réunion

Sep 03, 2013

« Défiscalisation, immobilier d’entreprise et fonds d’investissement sont les piliers sur lesquels s’est développé notre groupe»

Né en Normandie d’un père d’origine indienne et d’une mère française, Radj Koytcha (ESC 94) déménage avec sa famille sur l’île de La Réunion, à l’âge de 5 ans. De ce moment date peut-être son goût pour les voyages puisqu’il ne cessera par la suite d’accumuler les déplacements et installations en différentes parties du globe… Il revient d’abord en métropole faire une maîtrise en finances à Montpellier, et comme sportif de haut niveau en triathlon, il intègre EMLYON (directement en 2ème année) dont il apprécie d’ailleurs l’enseignement pragmatique : « Les professeurs sont en même temps consultants auprès des entreprises, dit-il, ce qui leur donne une expérience de terrain enrichissante pour leurs étudiants ».

Il a acquis la certitude qu’il n’a pas une grande vocation de salarié et de retour à La Réunion, il crée une structure dédiée aux questions de défiscalisation (1994) qu’il adjoint à un cabinet d’expertise-comptable réunionnais pour faire également de la gestion de patrimoine. Au fil du développement de ses activités et malgré la distance entre Paris et Saint-Denis de La Réunion, il exercera également des responsabilités professionnelles nationales au sein de la Chambre des Indépendants du Patrimoine dont il sera administrateur en 2003 et trésorier en 2006.

C’est le début du développement quasi ininterrompu de ce qui va très vite devenir un groupe ?

R.K. : Oui, j’ai rapidement pris conscience de l‘importance d’une clientèle à forte valeur ajoutée : celle des chefs d’entreprise et des professions libérales (90% de la clientèle du groupe aujourd’hui). En 1997, c’est la création de Koytcha Conseil, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (conseil patrimonial et fiscal, placements financiers et immobiliers). Puis, afin d’apporter une valeur ajoutée et des synergies à nos activités de conseil pur pour nos clients, nous avons créé des structures « produits » : une agence immobilière classique(immobilier d’habitation) puis la première agence immobilière réunionnaise spécialisée dans l’immobilier professionnel, un cabinet de placements financiers et courtage en assurance vie (gestion de près de 100 millions d’euros à ce jour pour le compte de nos clients), cabinet de défiscalisation (Girardin Industriel avec agréments fiscaux), fonds d’investissement immobiliers et enfin, une société de défiscalisation de produits de défiscalisation TEPA ISF et IR avec l’exclusivité sur la commercialisation du seul FIP DOM-TOM réunionnais avec la société de gestion OTC Asset Management… Notre groupe familial (3 dirigeants et 15 personnes) est leader aujourd’hui sur la gestion de patrimoine à La Réunion (3 millions d’euros de CA). Mais contrairement à mes confrères, notre cabinet facture des abonnements patrimoniaux annuels à nos clients (environ 25% de notre CA global). Cela inclut les questions relatives à l’organisation patrimoniale, les problématiques fiscales, la restructuration des sociétés en holding, l’audit de rémunération, le choix du régime fiscal IS ou IR pour les investissements immobiliers patrimoniaux...

Votre groupe rayonne aujourd’hui sur tout l’océan Indien et depuis quelques temps sur les Etats-Unis ?

R.K. : Nous avons un petit cabinet de gestion de patrimoine sur Mayotte, et avons créé en juin 2012, la première agence immobilière spécialisée sur l’immobilier commercial à Madagascar. Depuis 2012, nous avons aussi lancé une activité immobilière en Nouvelle Calédonie, notamment autour du développement important de la nouvelle usine de nickel de la zone Nord (Koné) qui induit une forte demande de logements. Nous avons réalisé environ 70 villas défiscalisables avec des rendements nets hors avantage fiscal de 6 à 7% annuels. Il y avait donc un intérêt réel à aller explorer un autre territoire ultra-marin aussi éloigné de La Réunion. Parallèlement, nous avons créé avec nos clients une société foncière (société de droit floridien) aux Etats-Unis avec un objectif de collecte important. Au fur et à mesure que sont collectés les fonds, nous investissons dans l’immobilier sur quatre villes principales : Miami, Tampa, Memphis et Atlanta. Actuellement dans le contexte de crise immobilière nord-américaine, nous achetons des maisons à un prix moins élevé que leur coût de construction. Le marché locatif reste très dynamique et assure des rendements très confortables de l’ordre de 6 à 7% nets. Notre pari consiste à penser que dans 10 ans, la classe moyenne américaine retrouvera des capacités d’emprunts et aura à nouveau envie d’être propriétaire, ce qui en plus du rendement courant devrait générer une plue-value non négligeable. Nous sommes d’ailleurs très étonnés de l’accueil intéressé de nos clients sur le marché américain. J’avais déjà des contacts dans ces milieux de l’immobilier et le fait d’être français n’est pas vraiment un handicap. Le marché est très porteur à Miami, par exemple et je pars prochainement m’installer dans cette ville pour un an et demi – deux ans afin d’accompagner le développement de notre filiale KOYTCHA IMMO USA. 

Vous ne vous êtes pas appuyé sur le réseau d’EMLYON ?

R.K. : Il est vrai que cela ne s’est pas présenté même si j’y ai pensé parfois.  J’ai encore des contacts avec d’anciens copains de promo. Au niveau local on se voit 3 ou 4 fois par an. Les choses commencent à s’organiser sérieusement. Mais les réseaux existent et je suis notamment amené à côtoyer des milieux de jeunes dirigeants qui tirent l’économie vers le haut malgré une lassitude certaine du fait du matraquage que nous pouvons subir dans le domaine fiscal. Néanmoins, je crois que de nombreux diplômés sont intéressés par la création de leur propre entreprise même si on sent bien, en ce moment en France, une forte recherche de sécurité dans le salariat.

Contact : Radj Koytcha (ESC 94), tél. +262 692 87 05 49, radj@koytchaconseil.com


 

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