Thomas Hervet (Wopilo) : « Fonce ! Il faut oser essayer mais aussi échouer, et prendre des risques pour continuer avancer »

Nov 22, 2017

Les yeux lourds, vous dormez, la tête confortablement posée sur un Wopilo. Cet oreiller nouvelle génération a été conçu par Thomas Hervet (Programme Grande Ecole 2010). Mauvais dormeur, il l’a développé avec son médecin ostéopathe avec pour ambition d’associer soulagement et confort. Et une promesse : vous assurer de meilleures nuits ! Présentations.

Avant Wopilo, tu t’étais déjà lancé dans l’entrepreneuriat, tu peux nous en dire plus ?

En effet, j’avais déjà créé Kalgati, une startup proposant des chemises sur-mesure. Aujourd’hui, elle tourne toute seule. C’est plus tard que j’ai pu développer, avec mon associé, Wopilo. J’ai des douleurs régulières aux cervicales et s’il existait des oreillers qui permettent de les soutenir, question confort ce n’était pas vraiment ça ! Nous voulions justement allier les deux.

Précisément qu’apporte Wopilo sur le marché ?

Wopilo est constitué de deux parties. A l’extérieur, une structure est garnie de microfibres et à l’intérieur, nous avons installé une mousse à mémoire de forme. Mais, en plus, les deux faces de l’oreiller ne sont pas de la même épaisseur. Il est ainsi possible de privilégier le soutien ou le confort.

Vous avez financé vos prototypes sur Kickstarter…

En effet, la campagne a couru du 30 mai au 3 juillet 2017. Alors que nous visions 20 000 euros, nous avons levé près de 100 000 euros ! Ce succès prouve que le marché de l’oreiller est très mal adapté aux besoins réels. Dans les magasins But, nous en avons déjà vendu 1 000 et nous souhaitons également nous associer avec de grandes chaînes hôtelières. Ensuite, le but est de développer notre site de e-commerce.

A qui s’adresse Wopilo ?

A tout le monde ! A moyen terme, nous estimons que Wopilo pourrait remplacer 50 % d’oreillers qui ne correspondent pas aux besoins des dormeurs mais c’est une solution qui conviendrait à tous ceux qui cherchent davantage de confort. C’est d’ailleurs un enjeu sociétal : de plus en plus on se plaint de mauvaises nuits, de ne pas réussir à se reposer. Wopilo est une clé pour y parvenir.

Ton parcours à emlyon business school t’as aidé à entreprendre ?

Oui, la première année du cursus, les élèves doivent plancher sur un projet d’entreprise. C’est très formateur. Et puis l’école développe l’esprit entrepreneur, c’est dans son ADN.

Pour toi, c’est quoi être entrepreneur ?

Déjà, c’est la liberté. Ensuite, c’est la capacité de partir d’une idée pour la mener à son terme. Il faut oser essayer mais aussi échouer, et prendre des risques pour continuer avancer.

Tu as gardé tes liens avec les anciens ?

Essentiellement avec le réseau du club de rugby, les Crocos. C’est un sport qui reflète bien les liens d’entre-aide entre anciens.

Un conseil pour étudiants qui veulent se lancer ?

Fonce ! Bien sûr, il faut bien réfléchir à son projet, être capable de beaucoup travailler mais il ne faut pas être attentiste pour autant. Il est important de tester son idée sans attendre la solution parfaite.

Sur ta table de chevet, on peut trouver ?

Ma tablette sur laquelle je regarde « Le bureau des légendes » et un livre de Pierre Rabhi. Il prône une forme de bon sens, davantage de simplicité et d’entre-aide, je trouve son discours apaisant.

Thomas Hervet  (Wopilo) : Go for it! You have to dare to try but also to fail, and take risks to keep moving forward

Eyes shut tight, head comfortably resting on a Wopilo. This new generation pillow was designed by Thomas Hervet (Grande Ecole Program 2010). A bad sleeper himself, he developed this pillow with his osteopath in a bid to combine relief and comfort. And a promise: to guarantee better nights!

You were an entrepreneur even before Wopilo, were you not?

Indeed, I had already created Kalgati, a start-up offering tailor-made shirts. Now, it pretty much runs itself, so I was able to develop, Wopilo with my partner. I have frequent neck pains and even though there are pillows to support the neck, I just didn’t find them particularly comfortable. We wanted to combine comfort and support.

Precisely what does Wopilo bring to the market?

Wopilo consists of two parts. Outside, a structure lined with microfibres and inside, memory foam. In addition, the two sides of the pillow differ in thickness, allowing the consumer to choose between support or comfort.

You funded your prototypes on Kickstarter ...

Indeed, the campaign ran from 30 May to 3 July, 2017. We were aiming for 20,000 euros, and we raised nearly 100,000! This success proves that the pillow market is very poorly suited to real needs. In But stores, we have already sold  1000 pillows and we are looking to partner up with major hotel chains. Then, the goal will be to develop our e-commerce site.

Who is Wopilo for?

For everybody! In the medium term, we believe that Wopilo could replace 50% of pillows, which fail to meet sleepers’ needs.  It is a solution that would suit all those who seek more comfort. It is also a societal issue: an increasing number of people complain about sleepless nights, and not getting enough rest. Wopilo is key to achieving this.

Did your time at emlyon inspire you to become an entrepreneur?

Yes, in the first year of the course, we had to work on a business project. It was very formative. Of course the school nurtures and develops entrepreneurial spirit; it's in its DNA!

What does entrepreneurship mean to you?

First, freedom. Second, the ability to start with an idea, and to bring it to fruition. You have to dare to try but also to fail, and take risks to keep moving forward.
Are you still in touch with any alumni?
Mainly with my Crocos rugby team mates. The sport itself reflects this culture of mutual support.
Any advice for students who want to get started?
Go for it! Of course, you have to think carefully about your project and to work a lot, but you don’t have to wait. It is important to test your ideas without waiting for the perfect solution.
What’s on your bedside table?
My tablet on which I am currently watching "The Bureau" and reading a book by Pierre Rabhi. He advocates a form of common sense, simplicity and mutual support, which I find encouraging.

 


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