Emmanuel Trivin (MBA 92), PDG de Butagaz (groupe Shell)

Oct 22, 2013

Retour aux sources pour Emmanuel Trivin (MBA 92), nommé PDG de Butagaz (groupe Shell) le 1er novembre 2012, 17 ans après avoir lancé sa carrière au sein du Département marketing de l'entreprise. Entre temps, il est vrai, il a quelque peu "vagabondé" autour du monde pour le groupe Shell. Et il avait, dès sa sortie d'EMLYON, conforté son goût pour l'international grâce à deux années de coopération "fabuleuses" au Vietnam chez Rhône-Poulenc. Dans la foulée, en 1994, il avait effectué une mission d'un an chez Open Asia, un fonds d'investissement centré sur le Vietnam.

C'est à cette époque que vous êtes rentré dans le groupe Shell ?  

E.T. : Oui, dans des fonctions marketing puis commerciales, j'ai d'abord été basé dans les Caraïbes, aux Bahamas, puis à Hambourg (Allemagne) comme Directeur Marketing Europe pour Shell Metalworking (lubrifiants industriels de spécialité). En 2005, je suis rentré en France et revenu chez Butagaz comme Directeur  Opérations et Techniques industrielles de Butagaz, ce qui consistait à superviser la livraison des 800 000 tonnes de GPL à ses 250 000 clients de gaz en vrac et à ses 27 000 revendeurs de gaz en bouteilles. Soit la gestion d'un bon millier de camions par jour sur les routes, en plus de la sécurité des 20 sites industriels que détient l'entreprise en France. Pendant une vingtaine d'années, j'ai d'ailleurs occupé des postes à dominantes opérationnelles. Depuis 2008, j'étais Directeur Général Marchés Export Europe/Afrique pour la branche Lubrifiants de Shell.Et donc, depuis 1er novembre 2012, j'ai succédé à Philippe de Renzy Martin, à la tête de Butagaz qui est la plus grosse activité de Shell en France : avec les entreprises partenaires, ce sont 1000 personnes et 800 millions d'euros nets. En plus de 80 ans d'existence, Butagaz confirme sa pérénité et s'inscrit dans un paysage énergétique français en pleine évolution. L'entreprise est le leader français de la distribution des GPL (Gaz de Pétrole Liquéfiés) et fournit à peu près pour moitié/moitié les entreprises et les particuliers. L’image de Butagaz est très fortement ancrée dans le domaine du confort familial  

Dans un contexte où les énergies fossiles sont de plus en plus contestées au nom de la protection de l'environnement, comment vous situez-vous ?

V.H. : Nous travaillons sur une énergie fossile dont l'empreinte environnementale est plus favorable que d'autres. Nous n'intervenons pas sur les réseaux de gaz naturel. Le contexte économique est difficile, la consommation est légèrement en baisse pour toutes les énergies. Je suis arrivé dans la société dans la société à un moment-clé, où les maîtres mots sont modernisation et innovation. C’est ainsi que nous avons été les premiers à inventer la citerne enterrée, les bouteilles plus légères et plus faciles à commercialiser. Par ailleurs le lancement de la Butabox est en passe de révolutionner le marché du confort domestique : c'est la 1ère solution de comptage multi-énergies..

Votre formation à EMLYON a-t-elle eu une influence sur votre parcours ?

E.T. : EMLYON a été un bon tremplin grâce à ce que j'y ai appris. Le diplôme est reconnu, c'est une très bonne carte de visite. Auparavant j'avais fait une formation d'ingénieur à l'INPG de Grenoble, bien que me sentant plus attiré par le business. Mais je ne regrette rien car cette double formation allie rigueur et innovation dans les solutions.Ma promotion de ce que l'on appelait le CESMA à l'époque était très intéressante et j'ai conservé quelques contacts avec des copains de promo, dont l'un fut d'ailleurs mon témoin de mariage.

Vous n'avez jamais été tenté par l'entreprenariat ? 

E.T. : Non. A vrai dire j'étais parti dans une dynamique de grand groupe. Les opportunités ont fait le reste. Et pourtant je dirai volontiers aux jeunes qu'il faut faire preuve d'audace et sortir des sentiers battus. Surtout, surtout, les jeunes doivent aller voir ce qui se passe et comment on travaille dans d'autres zones géographiques. Ce sera toujours payant à un moment ou à un autre. Aujourd'hui, à 44 ans, j'occupe un poste à responsabilité car on m'a fait confiance très tôt dans des activités qui m'ont permis de développer les capacités nécessaires. Je crois beaucoup aux postes opérationnels qui permettent d'exprimer son potentiel. Ensuite, ce sont les rencontres avec des cultures différentes qui m'ont enrichi. La dimension internationale est primordiale dans mon parcours, comme elle le devient aujourd’hui pour tous les parcours de responsables d’entreprises, notamment. Je suis convaincu qu'il faut savoir constituer des équipes dont les membres sont d'origine différente. Les éléments de diversité sont fondamentaux.

Contact : Emmanuel Trivin (MBA 92),Tél. 01 46 39 34 76, e.trivin@shell.com

 


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