Club Luxe : "CARTIER : le Style et l'Histoire"

Feb 25, 2014

Exceptionnelle! Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier la soirée à laquelle la Maison Cartier nous a conviés ce mercredi soir 12 février. Bravant une pluie battante et une foule digne des plus grandes expositions parisiennes, nous avons retrouvé Violette Petit, Responsable des Archives de l’illustre Maison pour une plongée de plus de deux heures dans la fabuleuse histoire du « roi des joaillers et du joailler des rois ».

Première exposition organisée dans le monumental Salon d’Honneur du Grand Palais, récemment restauré, ce ne sont pas moins de 600 bijoux, objets d’art décoratif, montres et pendules qui sont ici mis en lumière et replacés dans leur contexte historique de la deuxième moitié du XIXè siècle jusqu’aux années 1970.

A l’époque des premiers succès de l’entreprise, fondée en 1847 par Louis-François Cartier, les  clients sont des membres de la cour de Napoléon III et de la bourgeoisie d’affaires nouvellement enrichie, séduits par le style propre à Cartier, celui du XVIIIème siècle français. Au tournant du XXème siècle, alors que la Maison s’est installée rue de la Paix, la clientèle, devenue internationale, raffole de ces inspirations très classique et du style « guirlande ».   

Puis, dans le bouillonnement artistique que connait  Paris dans les années 1910 et dans le sillage du courant moderniste, les lignes des bijoux deviennent plus géométriques. Ce mouvement atteint son apogée dans les années 1920 avec  la naissance de l’Art Déco. Cartier s’inscrit pleinement dans cette évolution, avec des bijoux noir et blanc aux lignes pures, mais aussi de nouvelles associations de matières (turquoise, corail, agate) et de couleurs (vert, bleu, rouge, noir)

Nourris d’influences diverses, les petits-fils du fondateur ne cessent d’explorer de nouveaux territoires notamment à travers les voyages de l’un d’entre eux, Jacques, et ils  réinterprètent à l’envie desmotifs égyptiens, perses, indiens ou extrême orientaux.  

Le danger du style est de se figer, poursuit Pierre Rainero. Pour rester vivant, il doit sans cesse évoluer, s'enrichir, s'imprégner d'influences diverses." L'Asie, le Moyen-Orient, l'Afrique... Du premier voyage de Jacques Cartier, un des trois petits-fils de Louis-François Cartier, fondateur de la maison, à Delhi en 1911, à la dernière collection de haute joaillerie, baptisée "l'Odyssée", la maison française n'a cessé d'explorer de nouveaux territoires, d'entretenir des dialogues avec les civilisations. 

"Une des grandes originalités est d'intégrer dans ses créations des fragments d'Antiquité comme ces morceaux de faïence égyptienne sertis dans des montures modernes pendant les Années folles", raconte Laure Dalon. "S'intéresser à Cartier, c'est s'ouvrir aux autres cultures", confirme Pierre Rainero. 

Enfin l’exposition s’achève avec les femmes qui par leurs choix, leur allure, leur fidélité  ont marqué l’histoire de Cartier, qu’elles aient été l’âme de la maison comme Jeanne Toussaint qui en fût la directrice artistique de 1933 à 1970 ou clientes à l’instar de la Duchesse de Windsor, d’Elizabeth Taylor ou de Grace Kelly. 

Anecdotes, secrets de fabrication ou secrets de collectionneur, partage d’expérience , Violette Petit a littéralement captivé son auditoire. Conquis et enchantés, nous sommes tous sortis du Grand Palais ce soir là, les yeux remplis d’étoiles!

Un grand merci à la Maison Cartier pour cette somptueuse visite! 


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