Bruno Schoen : «L'importance donnée à l'international et aux langues à EMLYON m'a beaucoup apporté»

Apr 07, 2014

« Expertise et compétences au service de projets de développement : un débouché passionnant pour les diplômés de Grandes Ecoles ! » 

Bruno Schoen (ESC 87) est chargé de projets « Eau potable et assainissement » en Afrique du Nord et au Moyen Orient pour KfW  Entwicklungsbank (Allemagne). Issu d’un milieu fort éloigné du business, il connaissait mal l’entreprise lors de son arrivée à EMLYON. En revanche, de par son milieu familial, il a toujours baigné dans l’international, le multilinguisme et les voyages, puisque son père, un pasteur allemand avait rencontré sa mère enseignante française, en Afrique. Son cheminement scolaire, jusqu’aux classes préparatoires, l’avait conduit en Allemagne, au Liban, en France, avec en filigrane, un fil rouge : être un jour utile dans des entreprises sociales, des organisations d’intérêt général ou des projets de développement… Le secteur social et les organisations humanitaires font d’ailleurs aujourd’hui largement appel aux diplômés des Grandes Ecoles.

Pourquoi avoir choisi EMLYON  Business School ?

B.S. : L’importance accordée à l’international et aux langues à EMLYON m’a beaucoup plu. Je voulais acquérir des compétences de management et de gestion pour ensuite diriger des ONG ou des entreprises sociales, de préférence à dimension internationale. Pendant les 3 années que j’ai passé à l’Ecole, je me suis retrouvé avec de nombreux jeunes qui avaient déjà (par leurs origines familiales) baigné dans le business et cette mixité sociale, intellectuelle m’a énormément apporté. J’ai été à cette époque président du GENEPI – Lyon ( Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées) une association d’étudiants de tous horizons, œuvrant pour le décloisonnement des institutions carcérales. Puis en 3ème année, j’ai effectué mon stage au sein de Messidor, une association dont les Etablissements ou Services d’Aide par le Travail (ESAT) et des Entreprises Adaptées (EA) accueillent des personnes malades psychiques, au sein de laquelle j’ai participé à la mise en place d’une approche marketing et commerciale.

A votre sortie d’EMLYON, vous rejoignez l’Allemagne ?

B.S. : Après un passage dans un cabinet de conseil en organisation qui m’a permis d’acquérir un peu d’expérience, j’ai rejoint la Chambre de Commerce Française en Allemagne (CCFA) afin d’aider les PME françaises désireuses de s’implanter sur le marché allemand. Je gardais toujours en arrière-plan l’idée de travailler pour des pays en voie de développement et l’occasion m’en a été fournie par la KfW, une banque allemande d’Etat (un peu l’équivalent de l’Agence Française de Développement) qui m’a demandé, à l’époque, de prendre en charge des programmes de développement en Afrique subsaharienne. Alors que je venais plutôt des milieux associatifs, j’ai pu mesurer l’efficacité des méthodes de gestion que j’avais acquises à EMLYON, de même que l’importance des langues, d’ailleurs, puisque nous travaillons dans trois langues : allemand, anglais et français.

Aujourd’hui, quel est votre rôle ?

B.S. : Je suis basé à Francfort et je suis revenu – après un séjour à l’étranger et un passage par les départements stratégie et programmation -  au niveau opérationnel lourd dans le domaine de l’eau dans la région Afrique du Nord et Moyen Orient. Il s’agit de mettre en œuvre la coopération entre l’Allemagne et un autre pays. Nous finançons des programmes comme par exemple l’équipement des villes moyennes au Maroc en stations d’épuration et de réseaux d’assainissement. Il ne s’agit pas de micro-projets mais bien de programmes lourds de 10 à 50 millions d’euros. Mon métier consiste à gérer les projets qui peuvent varier énormément dans leur conception, bien que tous en rapport avec l’eau. Je me sens bien à ce poste qui concilie tout ce que je voulais faire lorsque j’étais à EMLYON : des projets utiles à but social qui exigent une grande expertise et de nombreuses compétences. En termes de contenu, c’est passionnant !

Comme définiriez-vous votre mission ?

C’est un travail qui a un sens, ouvert sur d’autres cultures, dans un contexte très international. Dans mon cas, il fallait allier une plus-value sociétale avec l’efficacité de gestion, du marketing et du business. Je suis contacté parfois par des étudiants d’EMLYON qui s’intéressent aux questions de développement, mais très peu d’entre eux parlent suffisamment bien l’allemand pour travailler à la KfW. C’est d’ailleurs l’une des critiques que je peux faire à l’encontre des Français : ils sous-estiment beaucoup les spécificités culturelles de l’Allemagne qui – bien que proche géographiquement – est très différente de la France.

Contact : Bruno Schoen (ESC 87), tél. +49 6974 3123 10, bruno.schoen@kfw.de

 


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