Catherine Siarri : «Le réseau EMLYON permet de bénéficier d'un vrai plus qui fait la différence»

Apr 29, 2014

Attirée par l’économie et la vie des entreprises, Catherine Siarri (ESC 2008), actuellement contrôleur financier chez Guerlain Canada (Groupe LVMH), avait choisi EMLYON pour sa formation généraliste. Elle y a découvert très vite le contrôle de gestion et l’analyse financière. Curieusement, ces spécialités qui apparaissent souvent comme austères, voire rébarbatives, à certains, l’ont tout de suite intéressée puis passionnée : « C’est un excellent moyen d’avoir une vision globale et précise sur l’état d’une société. Et donc de prendre les meilleures décisions quant à son avenir. Pour moi, le contrôle de gestion et l’analyse financière n’ont rien de rébarbatif, le problème vient souvent de ce que ce sont souvent les mauvaises personnes qui rejoignent ces postes. Il y faudrait des esprits ouverts et communicants. Que sont, en effet, les chiffres sur une entreprise, sinon de la communication sur son état de santé et son activité. Il s’agit d’une aide à la décision pour tous les départements et d’une valeur ajoutée fondamentale ».

Très vite vous avez regardé vers le Canada ?

C.S. : Oui, mais pas seulement car j’ai beaucoup voyagé après ma sortie de l’Ecole. D’abord un stage au sein d’une PME québécoise effectivement. Là, j’ai touché à des domaines d’activité très variés (vente, relations publiques, confection de dossier de presse…) et cela m’a conforté dans mon choix du contrôle de gestion. Je suis partie ensuite six mois à Londres dans une compagnie  de réassurance avant de m’envoler deux ans au Danemark en contrôle de gestion pour Moët Hennessy, (vins et spiritueux du groupe LVMH) sur le secteur de la Scandinavie (Danemark, Finlande, Norvège, Suède). Un poste très intéressant et très formateur. Mais je souhaitais rejoindre le Canada et donc je suis partie.

Et vous êtes arrivée à Montréal, avec vos valises, mais sans poste ?

C.S. : C’est ça ! En 2009, je suis arrivée ici sans travail mais en 15 jours j’étais recrutée comme « analyste financier », l’équivalent ici du « contrôleur de gestion » en France, dans une société pharmaceutique (Sandoz Canada, groupe Novartis), un secteur très international. Deux ans plus tard je rejoignais AmerisourceBergen Canada, une société de distribution pharmaceutique américaine. 

C’est alors qu’en 2011, j’ai resserré mes contacts avec EMLYON et ai pris en charge l’animation du réseau des diplômés au Canada, grâce auquel j’ai rencontré le Directeur Général de Guerlain, qui était diplômé d’EMLYON et par lequel j’ai appris le recrutement d’un contrôleur de gestion au Canada.

Pourquoi avez-vous éprouvé le besoin, parallèlement à vos occupations professionnelles,  de vous occuper du réseau EMLYON ?

C.S. : Aujourd’hui, je partage cette responsabilité avec Marine Mielle (ESC 2011). Cela me paraît important, en effet, de conserver des liens les plus conviviaux possibles avec ceux qui ont passé comme nous des années déterminantes à l’Ecole. Mais c’est également précieux pour la richesse de nos contacts dans la vie professionnelle. Nous savons tous à quel point il peut être utile d’avoir très tôt des informations sur des recrutements, par exemple. Cela ne remplace en rien, évidemment, l’expérience et les compétences, mais le réseau peut incontestablement aider à ouvrir certaines portes. Ce peut être le petit « plus » à des moments cruciaux, en période de recherche de poste, notamment.

Ici, nous comptons 30 diplômés actifs, qui se retrouvent selon leurs disponibilités lors de repas, de sorties « curling », qui nous permettent d’échanger d’une manière plus chaleureuse et plus décontractée sur nos expériences respectives au Canada. Cela nous permet également d’accueillir les nouveaux arrivants et de faciliter leur intégration dans la vie canadienne.

Qu’aimez-vous dans la vie à Montréal ?

C.S. : La qualité de vie est excellente, meilleure en tout cas pour une jeune diplômée qu’elle ne l’aurait été à Paris. Les gens sont moins stressés, plus optimistes. On entend moins de craintes, de sarcasmes qu’en France, dans le quotidien, ça change beaucoup de choses ! Ici, les jeunes n’ont pas peur de multiplier les expériences, de faire des essais différents avant de s’établir d’une manière plus stable. Je pense que les jeunes diplômés, quel que soit leur pays d’origine d’ailleurs, ne doivent pas hésiter à s’expatrier, à bouger, à leur sortie d’une grande école. Mais une expatriation ça se prépare et là, les réseaux sont d’une aide précieuse. Encore faut-il penser à les activer…

Contact : Catherine Siarri (ESC 2008), tél. +1 514 363 0432, catherine.siarri@lvmhcapc.com  

 


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