Baptiste Privé (ESC 2008) : «On sent, à EMLYON, un réel plaisir d’accompagner de jeunes entreprises»

Jul 24, 2014

« Lorsqu’on a une bonne idée, qu’on est convaincu de sa viabilité, il faut se donner les moyens de la faire vivre » explique Baptiste Privé (ESC 2008), dirigeant fondateur de Roamler France. « C’est alors que le très beau réseau d’EMLYON révèle toute son efficacité. Ne serait-ce qu’avec l’utilisation judicieuse de l’annuaire, les contacts utiles sont démultipliés et les retours d’expérience, précieux, poursuit-il.  Les liens avec l’incubateur d’EMLYON et les conseils de départ sur les adresses fiables d’avocats, d’experts-comptables, de partenaires éventuels s’avèrent vitaux pour une start up. On sent à l’Ecole, un réel plaisir d’accompagner de jeunes entreprises, la qualité des échanges le prouve ».

Quel est le concept de Roamler ?

B.P. : Fournir, grâce à une application mobile, aux distributeurs ou fabricants qui alimentent les grandes surfaces alimentaires, les enseignes spécialisées (type bricolage, par exemple), un état en temps réel de la présentation et de la mise en avant de leurs produits en rayon. Par exemple, un grossiste en fleurs ou en champignons reçoit l’état de la présence de ses produits , des informations sur le prix de vente, le stock disponible et la photo de présentation de l’étal, la disposition des produits en temps réel dans les magasins souhaités en France. Il peut ainsi vérifier la mise en valeur (ou non) de son produit. L’une des pires pertes pour une marque, c’est la rupture de stock. Pour un fabricant de tondeuse, par exemple, manquer des ventes au printemps, c’est manquer sa saison. Notre rôle consiste donc à lui montrer comment sont présentés ses produits dans les linéaires, aux quatre coins de l’hexagone. Ce fabricant dispose d’une image très précise de la présentation et de l’état de ses ventes au même moment en différents points géographiques et peut donc ajuster au plus près la relation avec ses distributeurs. Cela suppose de créer des communautés de proximité qui vérifie l’emplacement des produits.

Nous travaillons beaucoup pour l’instant (nous sommes encore tout jeune) avec des marques d’articles de sport, des grossistes en fleurs ou en champignons, un grand acteur de pâte à tartiner, Michel et Augustin …

Vous avez créé l’entité française mais Roamler existait déjà aux Pays-Bas ?

B.P. : Roamler France est une entité indépendante qui dispose d’un contrat exclusif avec Roamler. Nous sommes les seuls à proposer cette technologie en France. Notre existence est récente puisqu’elle date de février dernier. J’ai quitté mon précédent emploi fin décembre 2013 et je me suis associé avec Olivier Royon, un ancien de l’ISARA pour me lancer dans cette aventure.

Saviez-vous ce que vous vouliez faire en entrant à EMLYON ?

B.P. : Je voulais découvrir le monde de l’économie. Tout jeune déjà je regardais l’émission Capital à la télévision, prémices anecdotiques de ce parcours et j’ai été ravi d’intégrer EMLYON. J’y ai découvert le monde de l’entreprise et avec un groupe de six copains nous avons même gagné le Prix de la Création d’entreprise dans un exercice qui consistait en six mois à créer une entreprise fictive. J’avais trouvé ça génial. Ensuite, divers stages, dont un chez Michel et Augustin, m’ont donné l’envie d’une approche plus transversale de l’entreprise.

En 2008, je suis parti chez Google, en Pologne où j’ai découvert des méthodes d’organisation et de management « quasi parfaites » ! En un an j’ai appris une quantité de choses et j’ai pu apprécier la richesse des contacts humains qui régnaient là-bas. Seul bémol, peut-être, les salaires étaient évidemment polonais ! Donc je suis revenu à Lyon, ville dont j’étais tombé amoureux lors de mon séjour à l’école (je suis originaire de Niort), pour travailler dans une agence marketing et médias, spécialisée dans la grande distribution et les marques, où je suis resté cinq ans. Peu à peu, je suis arrivé à l’idée de la création de Roamler.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’entrepreneuriat ?

B.P. : On part de zéro et on fait grandir son projet. A chaque étape on apporte sa touche même si les choses ne sont pas toujours simples. J’ai toujours su que j’avais envie d’entreprendre. Malgré le contexte économique, qui n’est pas facile aujourd’hui, nous avons choisi de démarrer et de faire avec. Nous avons effectué une première levée de fonds (fonds d’amorçage) et les prêts bancaires suivent. Lorsqu‘on est convaincu que l’idée est bonne, il faut se donner les moyens de la mettre en œuvre. Nous avons vocation à développer Roamler dans d’autres pays d’Europe, le plus vite possible.

Contact : Baptiste Privé (ESC 2008), tél. 06 46 43 70 86, baptiste.privé@roamler.com

 


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