Jocelyne Peloux (MBA 88) : « Le réseau d’EMLYON est d’une très grande richesse »

Oct 01, 2014

Ingénieur de formation, un bon background technique sur les épaules, Jocelyne Peloux (MBA 88), membre du Club des Créateurs et Repreneurs d’entreprises et des business angels d’EMLYON, décide d’y ajouter une vision managériale plus globale de l’entreprise et choisit EMLYON. « Le module « marketing industriel » fut un véritable déclic pour moi, et les autres notions acquises (stratégie, RH, finances, droit…) m’ont beaucoup servi dans la suite de mon parcours », explique-t-elle. 

« Lorsqu’on sort d’EMLYON, on dispose des connaissances qui permettent de se poser les bonnes questions et prendre les bonnes décisions au sein d’une entreprise. On a les bonnes clés de compréhension, quel que soit le domaine concerné ».


Après votre MBA, vous entrez chez Rhône-Poulenc ?

J.P. : Pendant 3 ans, j’ai travaillé comme responsable technico-commerciale, puis à nouveau pendant 3 ans, comme  responsable marketing « monde » pour le marché de l’automobile.

Ensuite, en 1995, je quitte RP et pour des raisons familiales, je pars aux Etats-Unis, à Boston. J’ai alors l’opportunité de prendre la direction de l’Alliance française de Boston à un moment où le gouvernement français cesse de la subventionner. C’est un changement de culture complet : il faut innover, élargir la gamme de services et lever des fonds pour assurer le développement de l’Association. Pendant 3 ans j’ai eu la responsabilité de 30 personnes  et l’Alliance s’est transformée. C’était une expérience extraordinairement enrichissante pour moi. Je suis passée du secteur industriel à celui des services sans difficulté.

Je suis rentrée en France en 2001, après six années passées en Amérique du Nord.


Vous entrez alors chez Rhodia (ex-Rhône Poulenc), à nouveau dans une grande structure ?

J.P. : Il s’agissait de la création d’un poste de marketing industriel. Le challenge était de taille : développer le business et changer l’image de la business unit de « pousseurs de wagons de grands intermédiaires chimiques » à « fournisseur de solutions techniques ». Grâce à une équipe pluri-disciplinaire et mondiale, nous avons développé une gamme de polymères très spécifiques, lancé une marque et augmenté le chiffre d’affaires de 15%. Nous avons aussi racheté 2 unités de production en Allemagne et en Espagne, créé une usine en Corée pour fournir nos nouveaux clients.

J’ai toujours aimé les challenges. Les postes tranquilles qui « roulent tout seuls » ce n’est pas pour moi. Au cours de la restructuration de Rhodia, en 2004, j’ai pris la responsabilité de la planification « monde » et là, toutes les bases acquises lors du MBA m’ont été fort utiles. L’enjeu était stratégique : au niveau mondial, il fallait optimiser la marche de 9 unités de production avec un stock minimum d’où une analyse de risque permanente, des prises de décision très rapides. L’objectif était de maximiser les résultats et le cash de la business unit tout en améliorant le taux de service aux clients. Alors qu’au départ, je découvrais la logistique, j’ai pris du plaisir dans ce poste, en travaillant avec des équipes multiculturelles, très dynamiques, avec lesquelles s’étaient établies des relations de confiance.

En 2008, j’ai pris la Direction marketing de l’activité «  intermédiaires polyamides » de Rhodia (800 millions d’euros de CA), un très beau poste, mais peu à peu après de nombreuses années passées dans l’univers du polyamide, je me suis rendue compte que je n’apprenais plus assez…


Aujourd’hui, vous cherchez une start up en phase de développement ou une PME pour appliquer votre expérience à une plus petite structure ?

J.P. : Après avoir quitté Rhodia, je suis entré chez Sperian, un groupe très entrepreneurial, leader européen des équipements de protection individuelle, comme Directrice Commerciale et Marketing de l’activité « vêtements ventilés », puis au poste de Directrice Générale de l’activité pendant 3 ans. Le business était plus petit que dans mon poste précédent (22 millions d’euros), géré comme une PME de 150 personnes, mondial et très technique  (scaphandres pour se protéger des virus, ingrédients pharmaceutiques et particules nucléaires), un très beau métier lié à une noble cause… J’en suis partie à la suite de son rachat par Honeywell ce qui a entraîné une réorganisation et un changement de périmètre de responsabilité.

Aujourd’hui, après avoir travaillé 20 ans dans de grands groupes où j’ai mis en œuvre un large éventail de « best practices » dans de nombreux domaines, je cherche à prendre en mains et piloter la croissance de plus petites structures.

Je veux désormais trouver une entreprise à taille humaine, au fonctionnement plus agile, plus adaptable comme une start up en développement ou une PME qui innove et vend des services ou produits technologiques contribuant au développement durable (construction durable, énergie, transport…) ou à l’amélioration et simplification des conditions de vie (santé, médical, domotique…).

Tous les créateurs d’entreprises ne sont pas forcément de bons développeurs de business. Lorsque l’entreprise est en phase de développement et qu’elle doit passer à une dimension plus structurée et plus internationale, ils doivent parfois s’adjoindre des compétences complémentaires.

Le réseau d’EMLYON est d’une très grande richesse, de ce point de vue et c’est pourquoi je suis membre de plusieurs clubs d’affaires d’EMLYON.


Contact 
: Jocelyne Peloux (MBA 88), tél. 06 84 79 33 82,
jocelyne.peloux@orange.fr

 


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