Aurore Trotignon (ESC 2005) : «La possibilité d’apprendre le mandarin à EMLYON dès la première année m’avait totalement séduite»

Oct 24, 2014

Intéressée depuis toujours par le marketing, l’international et la création d’entreprise, Aurore Trotignon (ESC 2005), aujourd’hui Présidente d’Affluent Concepts LLC (USA), a été motivée par les aspects de business et la créativité que ces activités impliquaient. EMLYON avait donc été un chemin naturel, d’autant que les tendances lourdes de l’Ecole en matière de soutien à l’entrepreneuriat correspondaient parfaitement à ses aspirations. «  De plus, la possibilité d’apprendre le mandarin dès la première année – ce qui n’était pas courant à l’époque – m’avait totalement séduite… La Chine est un pays magnifique qui m’a toujours fascinée… »


Avez-vous trouvé à EMLYON ce que vous cherchiez ?

A.T. : Ma scolarité a été très agréable, très formatrice et l’Ecole m’a totalement confortée dans l’évidence entrepreneuriale. J’ai également été très impliquée dans des associations d’étudiants et d’anciens comme le Ski Club ou plus tard, lorsque je travaillais à Paris, le Club EMLYON au féminin. J’ai effectué plusieurs stages dont le premier consistait en une immersion complète  de 2 mois en Chine, à Pékin, dans un hôtel appartenant à l’Etat chinois. Ce furent ensuite, un stage chez Ford France, à Paris, puis (grâce à une diplômée d’EMLYON) un stage à New-York comme assistante de la Directrice marketing et Coordinatrice « produit » dans la filiale locale de Christofle, puis je suis partie en Suisse, chef de produit junior chez TAG Heuer.


A mon retour, j’ai commencé à plancher sur un projet de création d’entreprise dans la restauration, mais le projet n’a pas abouti. J’ai alors décidé de combler une lacune « inadmissible » pour un futur chef d’entreprise grâce à une belle expérience comme ingénieur commercial « Grands Comptes » chez Xerox France, à Paris. J’ai ensuite passé quatre ans chez Comiris, une PME française spécialisée dans l’intégration de solutions et d’infrastructures de visio-conférence. Nous étions en compétition avec de gros opérateurs (France Télécom, British Telecom…), et travaillions sur des appels d’offres et des projets de plusieurs millions d’euros, c’était passionnant !


C’est alors qu’a commencé votre aventure américaine ?

A.T. : En 2011, des amis, que j’avais aidés à créer Be-Relax, une entreprise qui développe et  manage des Spas dans les aéroports ( plus de 220 employés dans les aéroports en Europe, aux Emirats Arabes Unis et aux USA) m’ont demandé de partir créer leur division américaine. Nous avons tout d’abord créé la filiale de Baltimore avec 2 spas. Puis je me suis attaquée à la création de la filiale de Boston et son spa, de la holding américaine, hébergée chez moi à Annapolis et d’une autre filiale à San Diego, avec 2 spas, tout en gérant les opérations de l’existant et tout en travaillant avec succès sur le « business development » du concept aux USA (nouveaux espaces remportés à Détroit…). Tout était à créer, j’ai dû tout manager de front : supervision de la construction des espaces, mise en place des politiques RH et recrutements, achats, etc. Sans oublier la mise en œuvre du business développement… Ce fut une expérience excitante, passionnante et extrêmement prenante, lourde, avec des horaires à rallonge (y compris le week-end)  et qui impliquait de nombreux déplacements à travers les Etats-Unis !

La clé de l’esprit entrepreneurial, c’est la prise de risque. Il est dommage, parfois, que les entreprises enferment les étudiants dans des fonctions ou des industries du fait des stages qu’ils ont effectués et de l’expérience ainsi acquise. Il leur est difficile, ensuite, de sortir de ces cadres. Quant à la créativité, on l’a ou on ne l’a pas, mais un regard neuf et non sclérosé sur les choses est toujours très positif. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut oser !


Pensez-vous que les jeunes ont actuellement plus de facilités pour créer une entreprise aux Etats-Unis ?

A.T. : La création d’entreprise est facilitée aux USA mais les évolutions plus ou moins récentes en France, la politique d’immigration aux Etats-Unis et le fait d’avoir un réseau local font de la France l’option de choix pour un diplômé souhaitant se lancer avec succès à moindre coût. De plus il est bon de rendre un peu à son pays de ce qu’on a pu en recevoir. Je connais aujourd’hui aussi bien le monde l’entreprise en France qu’aux Etats-Unis : il y a des bonnes et des mauvaises choses dans les deux pays. De toutes façons il faut oser, ne pas se mettre de barrières, ne pas s’enfermer… Cela suppose évidemment de prendre des risques mais lorsqu’on est passionné par ce qu’on fait, on trouve toujours des solutions. J’ai sans doute le tort, prise par le business, de ne pas cultiver suffisamment mon réseau professionnel français. Néanmoins, dans mon réseau d’amis je compte beaucoup de diplômés EMLYON. Et je compte bien m’efforcer d’être plus active au sein de notre réseau EMLYON aux USA.


Contact 
: Aurore Trotignon (ESC 2005), tél. +1 443 254 7257,
aurore.trotignon@affluent-concepts.com, www.affluent-concepts.com

 

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