L’industrialisation du Maroc au coeur du débat

Oct 29, 2014

Casablanca, le 25 septembre 2014 - EMLYON FOREVER Morocco, l’association des diplômés EMLYON au Maroc, a organisé en partenariat exclusif avec la Fondation Attijariwafa bank une conférence ayant pour thème « Le Maroc peut-il se développer sans s’industrialiser ? » devant un parterre de 270 jeunes cadres.

 

Cet événement a connu plusieurs temps forts, grâce un panel de qualité constitué, aux côtés de M. Ismaïl Douiri, Directeur Général du groupe Attijariwafa bank, de M. Ahmed Reda Chami, ancien ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, M. Mourad Taoufiki, partner du cabinet McKinsey Maroc, M. Younes Saadani, directeur des Etudes à la CDG, M.Hakim Marrakchi, DG de Maghreb Industries ainsi que M. Alain Joyeux, directeur Logistique de Renault Maroc, avec la modération de M. Thami Ghorfi.

 


Dans un contexte mondial marqué par la désindustrialisation, le Maroc peut-il se développer durablement en faisant l’impasse sur son secteur secondaire ?

 

Tous les intervenants reconnaissent le rôle déterminant de l’industrie au moment du décollage d’une économie. C’est le seul secteur à même d’absorber une main d’œuvre nombreuse et peu qualifiée tout en générant une croissance forte. Et c’est bien pour cela que le Maroc a opté pour une politique de développement sectoriel volontariste, en mettant en place dès les années 90, la stratégie Émergence. Malgré les nombreuses critiques dont elle a fait l’objet, cette stratégie a favorisé de nouveaux métiers mondiaux générateurs d’IDE et de recettes en devises. Elle a également permis de contenir le rythme de désindustrialisation du Maroc depuis la crise de 2008.

 


Compte tenu de cette conjoncture difficile, les banques croient-elle encore en l’industrie marocaine ?

 

« Assurément oui, et la meilleure preuve en est que le secteur bancaire a accordé à l’industrie 18% des crédits en 2012 et 19% en 2013 », précise M. Douiri, Directeur Général du groupe Attijariwafa bank. Sur la même période, le crédit immobilier a perdu 1 à 2 points, même si le crédit acquéreur continue de croître sous l’effet de la pression démographique.


Dans l’industrie, les banques sont très engagées dans les grands projets nationaux, soutiennent les stratégies de développement sectoriels, financent les grands opérateurs après étude rigoureuse des dossiers d’investissement. « Nous avons même accordé à Renault une ligne en devises à des conditions plus avantageuses que sur le marché international grâce aux réserves excédentaires dont disposait le Maroc », déclare M. Douiri.


Autre preuve du soutien des banques à l’industrie locale : les engagements pris par les 3 banques marocaines, parmi lesquelles Attijariwafa bank, en marge des dernières Assises de l’industrie. Elles se sont engagées à réduire de 50% les commissions facturées aux industriels, à les accompagner dans l’élaboration de leur business plan, à pratiquer un taux favorable et à réduire les délais de réponses à moins de 15 jours.


« La relation entre le banquier et l’industriel est souvent une histoire humaine qui commence par une ouverture de compte, et prend son envol véritablement avec la demande d’un crédit d’investissement. S’enclenche alors une relation sur le long terme qui doit être bâtie sur la confiance car le client doit être prêt à exhiber ses entrailles pour décrocher le financement », explique M. Douiri. À partir de ce moment, débute une relation de partenariat entre l’industriel et son banquier qui financera tous ses besoins et le conseillera pour la prise de décisions stratégiques. « La relation ne se résume pas au seul taux d’intérêt, il s’agit d’un vrai mariage entre l’industriel et son banquier », rappelle M. Douiri qui conclut : « Le rapport de force inégal entre la banque et son client industriel est cliché qui est dépassé. Aujourd’hui, les banques se livrent une concurrence féroce sur les bons projets, quels que soient les secteurs ». 

 

 

Une fois mise sur les rails, la Stratégie d’accélération industrielle devrait générer 10 milliards de dirhams de besoin de financement dans l’industrie. Les banques attendent de pied ferme ces projets pour les étudier et les accompagner.

 

À travers son soutien à cette conférence, la Fondation Attijariwafa bank renouvelle ainsi son engagement en faveur de la promotion du débat et d’échanges d’idées.

 

 



Légende intervenants de gauche à droite :

M. Zakaria Garti, président d’EM Lyon Forever Morocco - M. Alain Joyeux, directeur Logistique de Renault Maroc - M. Hakim Marrakchi, DG de Maghreb Industries - M. Ahmed Reda Chami, ancien ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies - M. Ismaïl Douiri, Directeur Général du groupe Attijariwafa bank - M. Mourad Taoufiki, Partner du cabinet McKinsey Maroc - M. Younes Saadani, directeur des Etudes à la CDG

 

Toutes les photos de l'événement ici 


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