Thomas Gayno (ESC 2006) : « Dans le seul fait de partir, il y a déjà une démarche entrepreneuriale.»

Feb 03, 2015

Après 8 années passées chez Google à Paris et New York, Thomas Gayno est depuis avril 2014, à la tête de « Cord », une application qu’il a lancée en décembre dernier sur iPhone et Android. Avec une levée de fonds de 1,8 millions de dollars auprès de 17 investisseurs parmi lesquels figurent Google Ventures, Metamorphic Ventures, le fonds Lerer-Hippeau, Xavier Niel, Pierre Kosciusko-Morizet, il développe une société qui compte aujourd’hui 6 personnes.

 

En quoi consiste Cord 

T.G. : Cord est une messagerie vocale disponible sur iPhone et Android permettant d’envoyer de courts messages vocaux de 12 secondes à une ou plusieurs personnes à la fois. Elle se présente comme une alternative aux SMS grâce à une interface très simple et entièrement dédiée à la voix. Cord compte d’ores et déjà des centaines de milliers d’utilisateurs, ici, aux Etats-Unis, mais aussi en France qui est notre deuxième marché.


Pourquoi avoir choisi les Etats-Unis pour cette création ?
 

T.G. : C’est là que je vis depuis 5 ans et je m’y sens bien. D’autre part le co-fondateur de Cord est américain. New York est une scène entrepreneuriale en plein boom, avec des milliers de start-ups et déjà de belles réussites, comme Tumblr, Foursquare ou Etsy. New New York a aussi une situation géographique très intéressante puisqu’elle se positionne comme un pont évident entre l’Europe et la Silicon Valley. Enfin, de façon plus générale, le positivisme américain est très favorable à l’entrepreneuriat.


Vous constatez des spécificités françaises dans ces démarches entrepreneuriales à l’étranger ?

T.G. : Il a une spécificité française. Notre culture est certes une belle marque de fabrique et révèle un certain art de vivre, mais aussi une certaine façon de penser, de faire et d’entreprendre. Les Français de l’étranger s’en réclament beaucoup dans leurs projets et leurs idées. C’est d’ailleurs souvent lorsqu’on est loin, au contact d’autres cultures, que l’on prend conscience des avantages de la sienne. On voit des Français entreprendre en Asie, en Afrique, en Amérique latine. Autour du monde, les gens ont généralement des préjugés positifs envers les Français et c’est une chance. 


Comme jeune entrepreneur, vous ne vous sentez pas isolé ?

T.G. : Non, il existe une grande solidarité entre entrepreneurs. Et nous sommes nombreux à New York. Nous avons de nombreuses occasions de nous rencontrer et d’échanger. Le consul de France réunit d’ailleurs fréquemment les entrepreneurs de la « French Tech » new-yorkaise.


Quel est votre meilleur souvenir professionnel ?
 

T.G. : Le jour où nous avons lancé notre produit sur iPhone et Android, en 16 langues. Ce fut un grand stress mais une grande fierté.


Et votre meilleur souvenir d’EMLYON ?
 

T.G. : Le master de la création d’entreprise remis par le Premier Ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin  en 1ère année d’EMLYON (un grand merci à Régis Goujet pour cette extraordinaire opportunité) et le lancement du Petit Paumé en 2005, sur la place Bellecour à Lyon.


Contact : Thomas Gayno (Msc 2006) : 
thomas@cord.im 

Twitter @thm_a - Site web : www.cord.im - Profil LinkedIn 

 

Cookies help us deliver our services. By using our services, you agree to our use of cookies.