Pierre-Jean Beylier (Speedcast) : « Négocier et débattre, deux compétences acquises à emlyon business school »

Nov 18, 2016

Pierre-Jean Beylier, Programme Grande Ecole 1993) est CEO de SpeedCast, une société de satellites de communication. Après une expérience en Espagne et en France chez Rhône-Poulenc, il démarrait il y a 15 ans cette nouvelle aventure à Hong-Kong.

Votre plus grande satisfaction avec SpeedCast ?

Sa progression. Après son introduction en Bourse, l’entreprise qui valait 3,5 millions d’euros en 2003 en pesait 250 millions l’an dernier. Mais ce n’est qu’un début : notre volonté est d’entrer dans le cercle des 3 grands leaders mondiaux.

La France vue d’Hong-Kong ?

J’y vis depuis 15 ans, et depuis, la communauté française a du sextupler ! D’une certaine façon, je ne suis pas dépaysé, on y trouve d’excellents bars à vin et de très bons fromages. Au-delà, Hong-Kong c’est la New-York de l’Asie, où cha cun souhaite réussir. On se sent forcément un peu déconnecté d’une certaine mentalité française…

emlyon business school, qu’en retenez-vous ?

Plein de choses : l’apprentissage de la communication en public, la négociation, l’art de débattre. C’est important de savoir convaincre. Les travaux en groupe permettent d’apprendre ce qu’est la cohésion au sein d’un groupe. Le travail en équipe c’est aussi quelque chose que j’ai développé à l’école, quand je pratiquais le rugby. C’est un sport où l’on n’arrive à rien tout seul.

Votre vision du management ?

C’est un domaine compliqué. En France, on a une vision hiérarchique alors qu’en Asie, on parle très peu… Il y a des codes selon les pays. A mon sens, il est important de savoir créer un esprit d’équipe. Chacun a sa place travaille pour l’autre, avec une vision commune des objectifs. Il faut ensuite entretenir la flamme pour motiver les gens à progresser. Et bien sûr, les rétribuer en conséquence. Dans tous les cas, le management est un domaine où l’on apprend sans cesse.

Vous savez de quoi l’avenir sera fait ?

Aujourd’hui, mon rêve n’est pas encore achevé, peut-être qu’ensuite je croirais à un autre rêve. Mais je n’ai pas envie de me projeter dans 10 ans…

Pierre-Jean Beylier (Speedcast): “At emlyon business school, I learned how to negotiate and debate”

Pierre-Jean Beylier (Msc in Management - Grande Ecole 1993) is the CEO of SpeedCast, a satellite communications service provider. Having first worked in Spain and France at Rhône-Poulenc, he began this adventure 15 ago in Hong-Kong.

What is SpeedCast’s greatest achievement?

Its progress. After floating the company in 2003, it was worth 3.5 million euros; last year it weighed in at 250 million. It’s still only the beginning; our desire is to enter the world’s top 3.

How is France perceived from Hong-Kong?

I have been living there for 15 years, and since then the French ex-pat community must have grown six fold! In some ways, it doesn’t feel so far from home; there are excellent wine bars and cheeses. Then, Hong Kong is the New York of Asia, where everyone wants to be successful – so naturally, you feel somewhat disconnected from the French mentality.

What do you remember best about emlyon business school?

Lots of things: public speaking, negotiation, the art of debating. It is important to be convincing. Group projects make it possible to learn about cohesion. I also developed teamwork skills at school, when I was playing rugby. You need real team spirit to win the game.

What is your management vision?

It’s a complicated field. In France, we have a hierarchical management model, in Asia it isn’t something we talk about; each country has its own codes. In my mind, it is important to create a team spirit. Each and every one of us works for the other, with a shared vision of our goals. Then, we must constantly fan the flames to ensure people stay motivated and, of course, pay them fairly. One thing is for sure, you never stop learning in management.

What does the future look like for you?

At this point, I still haven’t realised my dream, so until then I don’t have a new goal. I also don’t want to project myself ten years into the future.


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