Stéphane Gonzalez (AMP) : « Je crois beaucoup dans l’intelligence collective. Il est nécessaire de laisser les collaborateurs s’exprimer afin qu’ils aient un maximum de plaisir au travail »

Feb 22, 2017

Stéphane Gonzalez (AMP) : « Je crois beaucoup dans l’intelligence collective. Il est nécessaire de laisser les collaborateurs s’exprimer afin qu’ils aient un maximum de plaisir au travail »

A 45 ans, Stéphane Gonzalez décide de retourner sur les bancs de l’école. Fondateur-dirigeant de l’agence de communication Omaha Beach, il a senti le besoin d’ajouter une corde à son arc en intégrant le cursus emlyon Advanced Management Programme (AMP). Une façon aussi de voir l’envers du décor d’une grande école de commerce pour ce multi-entrepreneur.


Pourquoi ce besoin de retourner sur les bancs de l’école ?

Pour développer Omaha Beach, je sentais qu’il me fallait prendre de la hauteur, formaliser mes connaissances et confronter mon expérience avec un enseignement plus cartésien.

Un autre déclic tient à une expérience passée lorsque j’ai voulu lever des fonds pour footengo, un média sur le foot amateur que j’avais lancé en 2007. A cette époque, je me suis aperçu qu’il me manquait des codes que je pouvais sûrement acquérir en intégrant une grande école.

Vous êtes un multi-entrepreneur, quelle est votre vision de l’entrepreneuriat ?

J’agis par passion. Mon intérêt ce n’est pas l’argent mais le plaisir d’apprendre de nouvelles choses au quotidien. Je suis arrivé à l’entrepreneuriat presque par hasard après une maîtrise d’histoire et un DESS de communication. J’ai commencé à mon compte, en tant qu’historien-conseil puis, de fil en aiguille, j’ai monté plusieurs sociétés. Ces expériences m’ont amené à rencontrer de nombreux entrepreneurs à échanger avec eux. L’humain, c’est ce que j’aime dans l’entrepreneuriat.

Intégrer emlyon business school a-t-il fait évoluer votre conception de l’entreprise ?

Disons que ça m’a permis de prendre du recul. Je perds du temps pour en gagner. Là où je serai plus critique sur l’enseignement c’est que l’on valorise peu ou pas assez les TPE- PME. Vous l’aurez compris, j’y suis extrêmement attachée :)

On parle beaucoup de talents aujourd’hui, comment garder les meilleures recrues ?

Je suis très sensible à la notion de fidélisation. Si le concept d’entreprise libérée me laisse sceptique, je crois beaucoup dans l’intelligence collective. Il est nécessaire de laisser les collaborateurs s’exprimer afin qu’ils aient un maximum de plaisir au travail. Je m’efforce aussi de recruter très local, jamais à plus de 20 kilomètres de l’agence. Au-delà de la connaissance de son environnement, que je trouve important, c’est aussi pour les salariés de moindres déplacements.

Votre plus grand échec en tant qu’entrepreneur ?

Ma force c’est de les oublier très vite mais j’en ai connu beaucoup. Plus sérieusement, j’apprends chaque fois de mes erreurs. C’est un mal pour un bien…

Et votre plus grande réussite ?

Le partage ! C’est vraiment ce qui m’anime au quotidien. Par exemple, j’échange avec mes amis chefs d’entreprise sur mon expérience actuelle à emlyon.

Votre devise ?

Carpe diem ! On a la chance d’être en vie, il faut en profiter pour se lancer de nouveaux défis. Si tu ne sais pas nager : saute dans l’eau et débrouille- toi ! ;)

Un entrepreneur qui vous séduit ?

Marc Simoncini qui a fondé Meetic. Je trouve qu’il a un discours qui reflète bien l’état d’esprit des dirigeants de PME. On voit qu’il a lui aussi bricolé à ses débuts.

Sur votre table de chevet, on peut trouver ?

Je suis à la fois dans le dernier livre consacré à Steve Jobs et dans la biographie de Manu Chao. C’est un peu le grand écart…

La suite pour Omaha Beach ?

J’ai déjà dit à mes équipes qu’on irait peut-être vivre une expérience à l’étranger. J’ai aussi pour projet de partir à Shanghai rencontrer des entrepreneurs français, des créateurs de PME, afin de revenir sur leurs parcours… Je vous le disais, c’est ma passion !


Stéphane Gonzalez (AMP): “I strongly believe in collective intelligence. Co-workers have to be allowed to express themselves so that they can get as much pleasure out of work as possible.”

Stéphane Gonzalez decided to go back to school aged 45. The founder and managing director of Omaha Beach communications felt the need to add another string to his bow by following emlyon’s Advanced Management Programme (AMP). It was also an opportunity for the multi-entrepreneur to see behind the scenes at a top school.


Why did you feel the need to go back to school?

I felt that I needed to take some distance, formalise my knowledge and compare my experience with more logical education in order to develop Omaha Beach.

Another trigger was my experience of raising funds for footengo, an online media website for amateur football that I launched in 2007. At the time, I realised that I lacked certain keys that I could probably get by joining a top management school.

As a multi-entrepreneur, what is your vision of entrepreneurship?

Passion drives my actions. I am not interested in money, I am driven by the pleasure of learning new things every day. I fell into entrepreneurship accidentally having graduated with a master’s degree in history and a postgraduate diploma in communication. I started out as a freelance historical consultant, one thing led to another and I set up several companies. My experiences led me to meet a number of entrepreneurs and we exchanged ideas. I like the human, interpersonal side of entrepreneurship.

Have your studies at emlyon business school changed your conception of companies?

We could say that it has enabled me to take a step back. I took time out to gain time. If I were to criticise the teaching, I would say that I believe SME’s are little or under-valued. You may have noticed that I am extremely fond of them :)

We talk about talents a lot nowadays, how to you keep hold of the best recruits?

I greatly sympathise with the idea of building loyalty. I am sceptical about the concept of empowered or f-form organisations, but I strongly believe in collective intelligence. Co-workers have to be allowed to express themselves so that they can get as much pleasure from their work as possible. I also strive to recruit very locally, never further than 20 kilometres away from the agency. That is partly so I know my employees’ environments, which I think is important, but also so they do not travel far.

What is your biggest failure as an entrepreneur?

I am good at forgetting my failures very quickly, but there have been a great many. Seriously, I learn from all of my mistakes. No pain, no gain ...

And your biggest success?

Sharing! That is what really drives me on a daily basis. For example, I discuss my current experiences at emlyon with friends who head up companies.

Your motto?

Carpe diem! We are lucky to be alive and we should take advantage of it by setting ourselves new challenges. If you can’t swim, jump in the water and have a go! ;)

An entrepreneur you admire?

Marc Simoncini who founded the Meetic, the online dating site. I think what he says really reflects the state of mind of SME directors. You can tell that he was making it up as he went along at the beginning too.

What do you have on your nightstand?

I have the latest book about Steve Jobs and Manu Chao’s biography. They are very different!

What is next for Omaha Beach?

I have already told my teams that we may go and have an experience abroad. I also plan to go to Shanghai to meet French entrepreneurs who created SMEs and to discuss their achievements with them - like I said, I am passionate about sharing ideas!



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