Alexandre Rigaldo (BigMeUp) : « Le réseau de l’école est très dense, et les membres du réseau sont toujours prêts à ouvrir leurs portes »

May 22, 2017

Lancée en septembre 2016, BigMeUp met en relation des particuliers qui cherchent un complément de revenu et des entreprises qui ont des besoins ponctuels. Les clients d’Alexandre Rigaldo sont, d’une part, les particuliers à la recherche d’un travail et les PME/ TPE qui n’arrivent pas à recruter les compétences en CDD ou par intérim. A sa tête, Alexandre Rigaldo (Programme Grande Ecole 1999) entend bien jeter un pavé dans la mare de l’intérim.

A qui s’adresse BigMeUp ?

A des étudiants ou des retraités qui veulent se dégager un revenu d’appoint, ou à des chômeurs qui veulent maintenir leurs compétences à niveau, par exemple. Les entreprises les embauchent ensuite sur des missions de courte durée.

En quoi cela diffère de l’intérim ?

Aujourd’hui pour les entreprises, l’intérim peut-être très lourd et chronophage. C’est encore plus vrai dans le secteur tertiaire que nous ciblons. Les entreprises ne peuvent pas choisir les salariés avec qui elles travaillent et pour les PME/TPE, l’intérim représente un coût substantiel. BigMeUp permet au contraire de diviser la facture par trois !

Comment fonctionne la plateforme ?

Les personnes qui proposent leurs compétences s’enregistrent très rapidement. Ils renseignent le titre de leur annonce, leur prix, se décrivent et indiquent leur niveau d’expertise : confirmé, débutant, expert, etc. Les entreprises choisissent ensuite parmi les profils et entrent directement en contact avec les particuliers. Ils se mettent d’accord sur la mission, ses modalités, notamment financières. S’ils ne sont pas déjà autoentrepreneurs, nous aidons les particuliers dans leurs démarches. BigMeUp prend également en charge toutes les formalités administratives qui lient l’entreprise et le particulier. Notre commission s’élève ensuite à 15 %.

Comment est née l’idée de BigMeUp ?

Je pense que les initiatives privées peuvent aider à remettre les personnes en emploi, en s’appuyant notamment sur les nouveaux outils numérique. Je me suis intéressé aux difficultés de recrutement des entreprises pour comprendre leurs besoins. Elles n’ont pas toujours le temps de rédiger une offre d’emploi et bien souvent, c’est faute de trouver les bonnes compétences. Si demain un caviste cherche à recruter un étudiant en marketing pour une étude de marché pendant une semaine, il pourra l’embaucher. De même qu’une entreprise voulant procéder à une mise à jour de son site Internet.

Pour vous, c’est quoi le propre de l’entrepreneur ?

Avoir de grandes oreilles pour être toujours à l’écoute du marché. Il est nécessaire d’aller sur le terrain, à la rencontre de ses clients. Et travailler ensuite, beaucoup…

Que vous a apporté emlyon business school en termes de compétences ?

On travaille énormément en groupes, en mode projet. C’est un style de management qui me sert toujours aujourd’hui.

Quels sont vos liens avec le réseau des anciens ?

Avec une douzaine de ma promo, on se donne toujours rendez-vous une à deux fois par an. Au-delà, le réseau de l’école est très dense, j’ai même retrouvé des startupers en Bretagne. Il y a une connivence, les membres du réseau sont prêts à ouvrir leurs portes.

Une entreprise inspirante ?

Les cuisines Raison, à Verne-sur-Seiche (35). Son patron, Laurent Raison, a créé une pépinière regroupant douze sociétés qui gravitent autour de l’entreprise mère. Ensuite, son approche est celle d’un client : si le produit lui parle, il investit. Il a créé un véritable écosystème entrepreneurial.

Big me Up dans 5 ans ?

J’espère commencer à concurrencer sérieusement les acteurs de l’intérim. Ensuite, pourquoi pas un développement à l’international…

Votre rapport à Interrnet ?

Je suis ultra-connecté, branché sur les réseaux sociaux et à travailler sur différents channel slack, alors régulièrement je coupe tout pendant une heure afin de souffler…


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