En ouvrant quasiment à l’infini notre accès à la culture, nous créons de nouvelles angoisses

« BiblioTech » sans livres papier au Texas, dix millions de pages numérisées chaque année à la BNF ou encore multitude d’ebooks et de MOOCs disponibles en quelques clics: la numérisation de masse a complètement transformé notre rapport au savoir, immense et accessible immédiatement. Mais en ouvrant quasiment à l’infini notre accès à la culture, nous créons de nouvelles angoisses : passer à côté de la bonne lecture ou de l’auteur pertinent peut arriver plus vite qu’on ne le croit. Le 29 octobre dernier, la conférence «Quand la bibliothèque se fait Ed Tech », organisée sur le campus parisien demlyon business school, a permis de réfléchir aux transformations du rôle de la bibliothèque, devenue un véritable lieu de médiation numérique, grâce aux nouveaux outils développés pour un partage plus équitable du savoir.

Des bibliothèques qui ne désemplissent pas

Il ne fallait pas les enterrer trop vite. D’après une étude menée en 2016 sur la fréquentation des bibliothèques, celles-ci n’ont rien perdu en légitimité. Au contraire. 4 millions d’usagers supplémentaires ont parcouru les allées d’une bibliothèque par rapport à 2005. Soit une augmentation de 23%. Plus encourageant encore, les plus jeunes seraient les premiers concernés par cette tendance : 40 % des Français de 15 ans et plus ont passé le seuil d’une bibliothèque au moins une fois lors des 12 derniers mois (contre 35 % en 2005 et 25,7 % en 1997).

Les bibliothèques se sont tout simplement adaptées au monde numérique : la numérisation des livres, le portail de recherche ou l’équipement informatique sont devenus une norme dans le monde du papier. Un seul exemple ? La Bibliothèque nationale de France (BNF) a mis à disposition de ses usagers 4 millions de documents numérisés, livres, images, cartes…

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