Mathilde Lagarrigue : « Early Maker ? C’est l’élan d’entreprendre, l’idée de faire quelque chose de ses mains. Du tangible ! »

Boire et ensuite croquer dans sa tasse en chocolat, entièrement comestible. C’est le concept développé par Mathilde Lagarrigue (Programme Grande Ecole, 2018) et Roxane Blondel, également étudiante à emlyon business school. Leur ambition : « révolutionner l’art de la pause gourmande » avec Les Petites Françaises.

Comment sont nées « Les petites françaises » ?

Le projet a germé à l’école. En première année, avec Roxane, on devait plancher sur une idée d’entreprise. Nous sommes toutes deux passionnées de gastronomie, nos réflexions nous ont très vite amenées à un concept autour de la nourriture. On s’est vraiment éclatées pendant cette période, ça a été le déclic pour nous deux.

Vous avez poursuivi votre cursus avec ce projet en tête ?

Oui, on a tout pensé en fonction de cela. Toutes deux on a cherché à multiplier des expériences complémentaires dans le culinaire, par exemple à des postes dans le marketing ou dans l’événementiel, afin de développer un réseau dans ce milieu. Et nos cours ont tourné autour de l’entrepreneuriat, notamment à travers le Programme Start-up. Cette dernière année a été très enrichissante, on a pu travailler exclusivement sur notre projet, c’est très concret.

Comment sont réalisées les tasses ?

Elles sont confectionnées avec une base de cookies et un glaçage au chocolat noir. Nous les avons déclinées en trois coffrets : vanille sel de Guérande, cannelle amandes et cacao noisettes. Nos produits sont, dans la mesure du possible, bio et fabriqués en France.

Le terme earlymaker, ça évoque quoi pour toi ?

C’est l’élan d’entreprendre, l’idée de faire quelque chose de ses mains. Du tangible ! Comme les tasses que nous confectionnons…

Aujourd’hui, quels sont vos clients ?

Nous vendons auprès d’entreprises, notamment pour des séminaires mais aussi de particuliers qui nous ont découvertes sur les réseaux sociaux et ont passé commande sur notre site. D’ailleurs, nous allons bientôt ouvrir une boutique en ligne et on aimerait que nos tasses soient diffusées dans des épiceries et boutiques fines. 

Que retiens-tu de ton passage à emlyon business school ?

Sans hésiter les deux programmes entrepreneuriaux que j’ai suivis : PCE et Start-up. En première année, on se met dans la peau de l’entrepreneur, on en adapte les codes et les postures. Et en dernière année, nous n’étions plus des étudiantes mais deux entrepreneuses qui donnaient vie à leur projet.

Des projets à développer avec « Les petites françaises » ?

Oui, à terme nous comptons développer une gamme de boissons pour accompagner les tasses et ainsi apporter une expérience culinaire complète. Pourquoi pas aussi une gamme de tasses salées…

Un de tes défauts ?

Face à un recruteur j’aurais dit que j’ai les qualités de mes défauts J Disons que je suis déterminée mais parfois aussi un peu bornée.

Une expression qui te correspond ?

Quand on veut, on peut. Là encore c’est à double tranchant : il faut être un peu buté pour aller au bout de ses envies.

Si tu devais lancer une nouvelle entreprise ?

Je suis fan de café, peut-être alors un coffee-shop. Ça tournerait dans tous les cas autour de la nourriture, c’est un plaisir simple de la vie qu’il ne faut pas bouder.

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