Virginie HILS (COMPTOIR DE CAMPAGNE), catégorie Startup - alumni makers awards 2019

Apr 05, 2019

Virginie HILS - EMBA 2015 – Comptoir de Campagne - Présidente

 

Pourquoi pensez-vous être l’alumni maker de l’année dans votre catégorie ?

Le programme Executive MBA auquel j’ai participé m’a éclairée sur mes éléments de motivation professionnels : le sens et l’ambition. C’est ce qui me porte dans la direction de Comptoir de Campagne

C’est également durant mes deux années à emlyon business school que ce projet a démarré, un peu par hasard. Waoup est venu présenter ses activités à la promo et j’ai participé à un de leurs marathons de l’innovation sur le thème « Un village sur deux n’a plus de commerce ».

C’est donc grâce à emlyon business school que tout a commencé.

 

J’ai créé la SAS ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale) en novembre 2015, j’ai été diplômée en avril 2016.

A travers Comptoir de Campagne, je souhaite concilier économique et impact social, modernité et authenticité. Je souhaite démontrer qu’il n’y a pas de frontière hermétique entre le monde de l’ESS et de « l’économie classique ». J’ai toujours refusé de choisir mon camp, même quand de potentiels financeurs me le demandaient.

Un projet ambitieux de créer un large réseau de commerces multiservices innovants physiques et connectés, au cœur des villages, pour répondre aux besoins des habitants et revitaliser les territoires ruraux.


« 1 village sur 2 en France qui n’a plus de commerce, c'est 4000 villages entre 700 et 2000 habitants. 15% de ce marché représente 1,8 M d’€ de CA et 1000 emplois créés.

Les commerces de proximité ont subi l’exode rural, puis la concurrence des grands centres commerciaux et leurs outils marketing terriblement efficaces, et le e-commerce... Être commerçant c’est être vendeur, acheteur, marketeur, e-marketeur, gestionnaire 7h30-19h30 ne peut pas lutter.

Cette révolution tranquille a entraîné la disparition de tout lien social dans les villages et a généré des inégalités d'accès aux services et aux produits

Et pourtant, c’est le bon moment d’adresser le problème :

  • De nombreux urbains retournent vivre à la campagne avec de nouvelles envie de consommation (bio, local),
  • Les grands magasins perdent des parts de marché au profil des plus petites surfaces.
  • Les outils digitaux se démocratisent « le digital au service du local ».
  • Les grands acteurs du service cherchent des solutions à moindre cout pour rester dans la proximité : enjeux économiques mais également enjeux d’image.

Un bureau de poste, une épicerie de village n’ont pas de marché, un restaurant n’a plus de marché à la campagne.

Comptoir de Campagne met tous ces produits et services sous un même toit, et utilise les outils modernes de commercialisation, de communication et de gestion, pour développer des unités commerciales attractives et économiquement pérennes sur les territoires ruraux. » 

Notre Start-Up est encore au début du chemin mais nous avons actuellement 6 Comptoirs en Auvergne Rhône Alpes et 7 projets d’ouvertures d’ici la fin d’année. Soit 25 emplois créés en 3 ans sur la Région.

Pour ce faire, j’ai convaincu de nombreux partenaires de participer à notre aventure :

Partenaires financiers : La Région, France Active, BPI, Crédit Agricole, CERA, La Poste, INCO, AVIVA II, Lita.co (49 investisseurs indépendants), …

Partenaires industriels : CERA, La Poste, SNCF, Groupama,….

Passant outre les critiques du début « les commerces ferment dans les villages, c’est bien qu’il n’y a pas de marché », nous avons démontré qu’avec la bonne offre, la bonne communication, la bonne organisation, la force et le soutien d’un réseau, il était possible de réinventer le commerce multiservice rural de proximité .

Je suis particulièrement impliquée dans l’écosystème ESS lyonnais, ambassadrice régionale du MOUVES (Mouvement des Entrepreneurs Sociaux). Je suis également, en ce moment dans un process de sélection de l’ONG ASHOKA pour leur programme « Fellows ».

Nous apprenons des résultats de nos magasins. Le comptoir de Champdieu est notre magasin pilote. Nous y avons vécu des expériences positives et difficiles (mauvais recrutements, erreurs de gestion et de communication, choix d’implantation maladroit). Dans le commerce, ces erreurs ont des conséquences immédiates sur la clientèle et il est long et difficile de corriger les mauvaises impressions initiales.  Aujourd’hui ce magasin reste le moins performant mais nous avons refait tout le design en début d’année pour le mettre au niveau des nouveaux. Les nouveaux magasins que nous ouvrons ont un potentiel supérieur à notre magasin Pilote, et notre offre de service est, dès l’ouverture, à un niveau de qualité bien meilleur.

Notre ambition c’est d’adopter dans les prochains mois le modèle de la Franchise pour accélérer le déploiement du réseau et que des centaines d’entrepreneurs créent des commerces dans tous les villages de France.

 

Revue de presse :

  • France 2 portrait 1001 vie 2017 : https://drive.google.com/drive/folders/0ByHBEU2YCAdGU3BaOVFyVXdpZnM
  • France 3 2018 : https://drive.google.com/open?id=0ByHBEU2YCAdGNUU1dzhnd0tCUUk
  • France 2 JT 20h 2018 : https://drive.google.com/open?id=1IHVfwv9i861GjOubzbuLuMcG9UZiMKpZ
  • Europe 1 2018 : https://drive.google.com/open?id=1GuiWlvUO2OvV7kB0uNafrZCJHeW_hWwi
  • France Inter 2019 : https://drive.google.com/open?id=1D4rHBPFCuL3-Oas0EBmTIe06Xx0dkqco

 


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