Interview thym building : « Après 1 heure les mains dans la terre, les salariés déconnectent et sont plus frais pour redémarrer »

Romain Balmary (MSc in Finance, 2013) a cofondé Ciel mon radis, une société qui installe des potagers dans les open spaces et sur les toits des entreprises. Issu du Lot et son associé Charles, de Vendée, ils ont tous deux ressenti le besoin de verdure lors d’un stage dans le quartier d’affaires de la Défense. C’est ainsi qu’ils ont décidé de transformer leur passion en entreprise... Depuis, dans leur potager de bureau, ils cultivent du basilic ou encore des tomates cerises et des fleurs comestibles. Une lampe reproduit la lumière du jour permettant aux plantes de bien grandir au milieu des employés. Pour ces derniers, le potager est une récréation qui se combine très bien avec la pause-café. Entretien.

Ciel mon radis est une jeune pousse ? 

Oui, Ciel mon radis a germé dans nos têtes avec Charles quand, après nos études à emlyon business school, nous avons démarré notre vie professionnelle à la Défense. Nous avons eu envie de vert et au fur et à mesure nous nous sommes pris de passion pour le jardinage en cultivant des tomates et des radis sur les balcons des amis. Très vite, nous avons eu envie de lancer notre entreprise et grâce à notre association avec Constance, architecte, nous avons mis sur pied le premier potager de bureau.

Une entreprise qui grandit bien ?

C’est un marché en pleine croissance. Les mentalités ont évolué et aujourd’hui ce sont les directions générales qui souhaitent installer des potagers dans leur entreprise. Cela crée un univers ressourçant et fédère les salariés. Nous travaillons avec des start-ups bien implantées autant qu’avec des grands groupes. Il est possible d’aménager des terrasses entières comme des bureaux ou des cafétérias.

Vous vendez ce que vous appelez du « thym building »…

Oui, le potager a des vertus au travail. Des binômes se constituent pour entretenir les potagers et de nouvelles personnes se rencontrent autour. Cela crée une cohésion d’équipe. Et chaque trimestre, nous rédigeons une newsletter sur la vie au potager. Cela nourrit la communication interne de l’entreprise.

L’entreprise en récolte les fruits ?

Nous ne mesurons pas l’impact des potagers sur la productivité des salariés mais c’est certain qu’après 1 heure passée les mains dans la terre, ils déconnectent et sont plus frais pour redémarrer. Pour les entreprises, c’est aussi une façon de fluidifier l’information en créant une « place du village » et puis il y aussi une vertu pédagogique : les personnes s’essaient aussi au potager le soir chez eux et se reconnectent au rythme des saisons en voyant le potager évoluer au fil de l’année. D’ailleurs les légumes que nous produisons n’ont pas de vocation nourricière, le but est davantage de faire découvrir la biodivisersité : basilic citron, basilic cannelle, menthe chocolat, fleurs comestibles au goût de fruit de la passion, tomates rouges, jaunes ou vertes. Toutes nos variétés sont biologiques et nous travaillons exclusivement avec des horticulteurs locaux.

Le potager a remplacé la pause-café ?  

Les deux peuvent se faire en même temps. En tout cas, ça permet d’améliorer le bien-être des employés et de faire une pause dans un cadre vert et reposant.

 

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