L'interview « reconversion » de Clément Morel

May 06, 2020

Vainqueur de l’Open d'Australie juniors en 2002, Clément Morel n’a pas tout misé sur le tennis. Curieux par nature, diplômé d’un Bac S obtenu en parallèle des terrains, il était déjà une exception dans le milieu. Mais après une licence en Staps, « au cas où », et surtout le Programme Grande Ecole suivi à emlyon business school, Clément Morel a clairement un parcours original. Et au final payant.  A sa sortie d’école, en 2011, il intégrait la société Wilson en tant que Sports Marketing Manger. Aujourd’hui, il est key account manager France / Belgique pour cette même marque. Interview.

Quel a été ton parcours de sportif ?

Les débuts sont assez classiques : j’ai commencé le tennis à 5-6 ans et mes résultats m’ont amené à intégrer l’Insep à Vincennes. De ma génération, on pouvait croiser Tony Parker ou encore Gilles Simon avec qui j’ai passé mon Bac. Nous sommes tous deux des exceptions dans le milieu. Mes parents m’avaient poussé à poursuivre des études et comme j’avais des facilités, cela n’a pas été trop compliqué… Bref, en 2002, je termine vainqueur de l’Open d’Australie juniors face à Todd Reid. J’ai continué encore quelques années mais je n’ai pas vraiment percé. J’ai quand même joué Roland-Garros, mais pour Monaco qui était venue me chercher. En France, il y avait d’autres très bons joueurs en face… Finalement, à 23 ans, après une dernière année difficile, j’ai décidé d’abandonner le circuit.

Comment en vient-on, après le tennis, à intégrer une business school ?

J’ai toujours pensé à l’après-tennis. Dans cette optique, j’ai commencé par passer une licence en Staps alors que je jouais toujours. Je l’ai obtenue assez facilement et, après avoir abandonné le tennis, j’ai décidé de passer le concours d’entrée à emlyon. Je n’avais pas d’idées précises de ce que je souhaitais faire ensuite mais j’avais envie de continuer les études et de sortir de mon microcosme. Pour le dire autrement, je suis passé des courts à d’autres cours…

Comment te regardaient les autres élèves ?

Certains ne croyaient pas à mon histoire au début. Forcément, cela piquait leur curiosité. Mais c’est surtout moi qui étais impressionné. Le rythme scolaire me paraissait déjà plus élevé et je découvrais des personnalités intéressantes, très variées. J’ai beaucoup appris à leur contact!

Tu n’as jamais regretté d’avoir arrêté le tennis ?

Jamais, non. Je suis même content d’avoir quitté ce milieu. Je ne le renie pas mais je me suis ouvert à d’autres horizons. Le sport à haut niveau m’a aussi permis d’être plus efficace dans ma scolarité : l’esprit de compétition et de réussite, ça aide ! Et puis, je n’ai pas totalement coupé les ponts avec le milieu, il m’arrive encore de croiser certains joueurs en me rendant à des tournois.

En effet, tu travailles pour l’équipementier Wilson

Oui, à ma sortie de l’école, Wilson est venu me chercher pour intégrer le département détection des jeunes talents. Depuis j’ai progressé et je suis passé responsable grands comptes en France et en Belgique. Je n’aurais pas eu cette carrière sans la carte de visite emlyon business school alors que le monde du sport recrute des personnes de plus en plus diplômées.

Le réseau de l’école te sert dans ton travail ?

Disons que j’ai eu la chance de ne pas avoir à l’activer pour ma carrière. Ces années ont été importantes pour moi et je garde de nombreux liens d’amitié avec les anciens. Nous sommes un réseau très très uni.

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