Mingpo Cai : diplômé emlyon business school et homme clé des relations franco-chinoises

Sep 08, 2016

Diplômé du Programme Grande Ecole (promotion 1998) et fondateur du fonds franco-chinois Cathay Capital, Mingpo Cai est ce qu’on appelle un « self-made man ».

Né « dans un village de pêcheurs », il arrive en France en 1989 et enchaîne quelques petits boulots avant d’intégrer emlyon business school. « C’était notre premier étudiant chinois et tout le monde le connaissait » indique Bernard Belletante dans les colonnes du Point du 8 sept 2016, à l’époque professeur de finances et aujourd’hui Directeur Général. « Il était ultrapugnace et on avait senti une personnalité hors du commun » poursuit-il. Après les bancs de l'école, il devient le premier représentant en Chine du fabricant d'électroménager Seb, crée une entreprise de marbrerie funéraire à Orléans, avant de lancer ce qui sera sa plus grande aventure actuelle, le fonds d’investissement Cathay Capital. Avec ses bureaux à Paris, Shanghaï, Pékin et New York, ses participations dans des entreprises à forte croissance, le fonds attire. L’annonce en mai dernier de la démission de Bruno Bézard de sa fonction de directeur du Trésor pour rejoindre Cathay Capital l’atteste.


Grâce à sa parfaite connaissance des deux cultures, française et chinoise, Mingpo Cai a su en quelques années devenir un homme clé des relations commerciales entre les deux pays. « La France a tendance à sous-estimer ses propres atouts, confirme M. Cai. Mais les entreprises françaises ont appris à composer avec de fortes contraintes sociales, fiscales, qu’elles ont compensées en étant très productives et créatives. Nous les aidons à valoriser cela, en les poussant à s’internationaliser. C’est le meilleur antidote contre la crise » indiquait-il dans une interview du Monde en juillet dernier.


D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement ? Car Cathay Capital c’est aujourd’hui plus d’1 milliard 200 millions d’euros investis dans 46 entreprises différentes (Yves Delorme, Jacques Dessange, Hologram Industries…). « C’est indubitablement devenu un nom qui pèse », souligne Patrick Sayer, patron d'Eurazeo et pionnier du private equity en France, dans l’article du Point.


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