Samuel Auzols (Raptor Lab) : « emlyon business school pousse les étudiants à se prendre en main, à fabriquer, à être acteurs, et à entreprendre par passion »

Raptor Lab fait du bruit dans le milieu de la réalité virtuelle. A la tête de cette startup lyonnaise, Samuel Auzols (Programme Grande Ecole - Parcours I.D.E.A. 2017) propose avec ses deux associés une technologie permettant de se déplacer dans un univers virtuel tout en restant immobile. Explications !

Comment est née Raptor Lab ?

Je connais Kevin, également cofondateur de Raptor Lab depuis 8 ans. Nous avions déjà planché sur des projets ensemble et notamment un système proche de la Kinect développée par Microsoft. L’idée, c’est que la manette c’est le joueur. Et puis lors de nos études, la réalité virtuelle (VR) est arrivée. Nous nous sommes aperçus que nos travaux précédents répondaient à certaines réponses de la VR et que nous avions même un peu d’avance. A emlyon business school, on a donc sorti Art of Fight, une simulation militaire en situation de combat. Très vite, nous avons comptabilisé 5. 000 utilisateurs. Finalement, nous avons arrêté nos études pour développer Raptor Lab.

Quelle a été la réaction de la direction de l’école ?

Ils nous ont tout de suite soutenus. Ils prenaient très à cœur le projet et j’ai senti un vrai changement : de statut d’étudiants nous devenions les représentants de l’école et de son savoir-faire.

Quelle est la particularité de Raport Lab ?

L’un des problèmes de la VR, c’est la nausée qu’elle peut provoquer (cynetose). Nous avons réglé ce problème en proposant aux utilisateurs de faire une scène de gestes pour « tromper » le cerveau. Le mode de déplacement conçu avec Raptor Lab est aussi innovant : les joueurs se déplacent, tout en restant immobile, grâce à des manettes, sans fil, utilisées comme des bâtons de ski. Ils se déplacent à la force des bras.

Que représente le marché de la VR ?

C’est clairement un marché de niches, encore réservé à quelques gamers. Mais ce sont aussi des personnes à la recherche de nouveautés et de produits innovants qui se prêtent bien à la VR. En développant aujourd’hui des jeux en VR, on prépare  le futur de la réalité virtuelle. Il reste encore beaucoup de choses à inventer et de problèmes à résoudre pour que cette technologie soit dans tous les salons. Mais ses technologies développées actuellement posent les bases de la VR.

emlyon business school tu en retiens quoi ?

La volonté de pousser les étudiants à se prendre en main, à fabriquer, à être acteur, à entreprendre par passion. C’est un environnement très stimulant.

Toi-même, tu as organisé la première édition du Hack Business school…

Oui au sein du Programme I.D.E.A., je me suis fortement investi dans l’association smartUP. Mes parents sont tous les deux professeurs, j’ai hérité d’eux le plaisir de transmettre je crois…

Autres communications