Sébastien Latz (château de Berne) : « Toucher beaucoup de sujets sans a priori, c’est là une des forces de l’enseignement d’emlyon business school »

Après des années dans le conseil, Sébastien Latz (Programme Grande Ecole 2001), change une première fois de voie en travaillant dans le portuaire à Dubaï, Sydney ou encore Hong Kong. Aujourd’hui, il débute un nouveau challenge à la direction du domaine du Château de Berne en Provence.

Votre père est maire et vigneron à Correns. Pour vous, prendre la direction d’un vignoble en Provence, c’était un retour aux sources ?

Cela n’a pas été l’élément déclencheur mais je m’aperçois que cela m’aide au quotidien. C’est un gain de temps de connaître ce milieu. Actuellement, nous basculons nos vignobles en bio, ça aussi c’est quelque chose que je connais bien : Correns est le premier village bio de France.

Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre la direction du château de Berne ?

J’avais fait appel à un chasseur de têtes pour recruter des collaborateurs pour des terminaux maritimes à Marseille. C’est lui qui m’a mis en contact avec le propriétaire du château. C’est le goût du challenge qui m’a motivé. Et du changement. Avant le domaine portuaire, j’avais évolué pendant 10 ans le conseil aux entreprises. Aujourd’hui, c’est encore très différent mais je suis curieux et j’aime la variété.

Quel est le projet autour du château de Berne ?

Nous souhaitons apporter aux clients une certaine idée de la Provence. Un cadre authentique avec le château et les trois domaines qui l’entourent. Une expérience raffinée de la vie en Provence avec le restaurant étoilé, le spa, une nature magnifique et bien sûr le bon vin !

Votre parcours à emlyon business school vous a aidé de quelle façon ?

C’est certain que le diplôme m’a ouvert les portes pour mon premier poste. Aujourd’hui, c’est l’éclectisme de l’enseignement qui me sert. On apprend à traiter beaucoup de sujets sans a priori, à être touche-à-tout.

Un souvenir particulier de ces années de formation ?

Le Raid Hannibal, une course itinérante entre Lyon et Turin. C’est un événement organisé par l’association d’étudiants de l’école dans le but notamment de faciliter la liaison ferroviaire entre ces deux grandes villes. Un événement extraordinaire !

Vous avez gardé des liens avec des anciens ?

Oui, j’ai encore de très bons amis de l’école. D’ailleurs, tous les ans, nous nous réunissons dans une capitale européenne. On revit, entre bons vivants, nos années étudiantes…

Une personnalité qui vous inspire ?

Le skypper Marc Thiercelin. Il a réalisé, entre autres, 5 tours du monde en solitaire et il gère en parallèle son entreprise : la « Company Thiercelin ». J’aime son parcours atypique…

Sur votre table de chevet, on trouve…

En ce moment, le guide Lonely Planet sur l’Indonésie. J’y vais en juillet prochain. Ce sera l’occasion de retrouver des amis dispersés un peu partout dans le monde. Sinon j’ai l’habitude de lire Le Monde le soir.

Un vin à recommander ?

Un bon vin, c’est surtout celui que l’on boit entre amis dans un moment de partage et d’échange.

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